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Ramgoolam prêche le sacrifice

22 octobre 2006, 00:00

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«Nous n’avons rien sans sacrifices et sans le travail. C’est la même chose dans notre vie comme pour celle d’un pays. Mais je vous assure que le pays, avec votre aide, va reprendre le chemin de la croissance et de la prospérité. Après les sacrifices, il y a la lumière. » C’est le message d’espoir qu’a voulu transmettre Navin Ramgoolam lors de sa tournée dans les circonscriptions no 5 et no 9 – Triolet et Bon-Accueil respectivement, dans le cadre des festivités de Divali, vendredi.

Le Premier ministre s’est dit pleinement conscient des difficultés que connaît le pays actuellement, notamment avec la baisse du prix du sucre et la disparition des accords préférentiels. Toutefois, Navin Ramgoolam s’est voulu rassurant. Même s’il a insisté sur le fait qu’il faut aujourd’hui faire des sacrifices, il a affirmé que l’avenir du pays sera meilleur.

Poursuivant son discours, il est revenu sur son passage de l’opposition au gouvernement. Il n’a pas manqué de faire ressortir que lorsqu’il a repris le pouvoir, le pays était dans l’obscurité. Et aujourd’hui, la situation s’améliore et Maurice est sur la voie du redressement. « Trois mois seulement après la présentation du budget, nous voyons des signes tangibles de progrès. »

Navin Ramgoolam a également parlé de l’action de son gouvernement entre 1995 et 2000. Il a souligné qu’à cette époque, les indicateurs économiques étaient satisfaisants, mais que c’est au niveau de l’emploi qu’il avait des appréhensions. Or, le Premier ministre a indiqué que depuis son arrivée au pouvoir, le chômage est en baisse. Et il est convaincu qu’il sera résorbé au cours des prochaines années.

« Lutter contre l’obscurité »</B>

Par ailleurs, même si le chef du gouvernement a reconnu que ce n’était pas approprié de parler de politique en ce jour de fête, il n’a toutefois pas pu s’empêcher de faire référence, dans son discours, à ceux qui voient l’obscurité partout. « Certains, dès qu’ils se lèvent, ne voient que l’obscurité partout. Nous devons lutter contre l’obscurantisme et l’ignorance. C’est pourquoi l’éducation est importante. Il faut inculquer les valeurs comme la tolérance, l’amour et la compassion dans notre société. »

Continuant sur sa lancée, Navin Ramgoolam n’a pas oublié de parler de sa traversée du désert, de 2000 à 2005. Il a remercié les habitants de Bon-Accueil pour le soutien qu’ils lui ont toujours montré au cours de ces années difficiles sur le plan politique. Et de rappeler que c’est un devoir pour lui de se rendre d’abord à Bon-Accueil, et par la suite dans sa circonscription pour célébrer la fête de Divali.

Il devait même rajouter qu’il avait envisagé, à un certain moment, de se présenter dans la circonscription de Flacq-Bon-Accueil. Mais devant la résistance affichée par ses sympathisants au no 5, il a dû se raviser.

Toujours à Bon-Accueil, le Premier ministre a mis l’emphase sur les travaux entrepris dans la circonscription. Sans un travail d’équipe soutenu par une équipe de députés, de PPS et de ministres, il n’aurait pas pu mener à bien sa mission qui est de gérer le pays pour le bien de tous. « Seul, je ne pourrai pas tout faire. C’est pourquoi vous m’avez soutenu en élisant les membres de mon équipe lors de la dernière campagne électorale. Vous avez voulu que nous assumions la gestion du pays et nous allons tout faire pour assurer le progrès du pays. »

À Triolet, comme à Bon-Accueil, Navin Ramgoolam a aussi mis en garde son auditoire sur les dangers de la division. Pour lui, il faut rester unis dans les moments difficiles et ne pas succomber au mal qu’est la division. Surtout les divisions communales et religieuses qui peuvent avoir de graves conséquences sur le tissu social. Et de prendre comme exemple le Liban et la Palestine. « Voyez ce qui s’est passé au Liban et en Palestine. Alors que ce sont des terres saintes où Jésus-Christ et Mahomet ont marqué leurs empreintes, la division a entraîné la guerre et le déchirement des peuples. »

Il a insisté sur le fait que Maurice est connue comme un havre de paix et qu’il faut tout faire pour qu’elle le reste. « L’unité nationale ne doit pas être qu’un simple slogan », a-t-il soutenu.

S’adressant aux enfants à Triolet, le chef du gouvernement s’est laissé aller à raconter ses souvenirs de la fête de Divali lorsqu’il était plus petit. Une fête où il n’y avait que les friandises et les cadeaux qui intéressaient les enfants. Et Navin Ramgoolam s’est dit heureux de constater que la magie de cette fête de la lumière reste un symbole fort et qu’elle a un rayonnement national.

Une dimension universelle</B>

D’autre part, le Premier ministre n’a pas manqué de réitérer ses réflexions sur certaines significations symboliques de Divali. Il en a profité pour inciter son auditoire à tirer des leçons de l’exil de Ram et des agissements de Rawan. Il a exhorté l’assistance à être très attentive aux agissements de certains dont le « cœur est rempli de jalousie » et qui ne sont pas heureux de voir le progrès et le bonheur des autres.

Pour Navin Ramgoolam, Divali nous offre l’opportunité de réfléchir sur la victoire du Bien sur le Mal. Il a donc tenu à prêcher les principes qui ont guidé la vie de Ram. Ainsi, « Ram s’est exilé pour permettre à son père d’honorer sa parole auprès de sa troisième épouse. Sa femme, Sita, ne l’a pas encouragé à se battre et à faire la guerre. Bharat a refusé de s’asseoir sur le trône laissé vacant par son frère Ram. » Pour Navin Ramgoolam, « ce sont des leçons de grande humilité » et elles ont une dimension universelle.

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