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Ramgoolam : ?Le pays doit retourner aux urnes?
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Ramgoolam : ?Le pays doit retourner aux urnes?
?EN perdant la partielle de dimanche, les trois leaders de l?alliance gouvernementale ont perdu toute légitimité auprès de l?électorat.? C?est ce qu?a déclaré hier le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, lors d?une conférence de presse au siège du Parti travailliste (PTr) au square Guy Rozemont, Port-Louis, entouré de tout l?état-major de l?alliance sociale.
?Pour cela, il n?y a pas d?autres options pour le pays que de retourner aux urnes afin de donner l?occasion à la population de voter pour une nouvelle équipe d?autant plus que le gouvernement est assis sur un volcan.?
Selon l?analyse du leader du Parti travailliste (PTr), l?élection de Piton-Rivière-du-Rempart revêtait un caractère de référendum. ?La très grande victoire du PTr et de l?alliance sociale est un désaveu et une déroute pour Pravind Jugnauth et Sir Anerood Jugnauth et Paul Bérenger.?
Le gouvernement, a dit Navin Ramgoolam, doit maintenant tirer sa leçon après avoir fait monter les enchères pour cette élection. ?Au début de la campagne, ils ont sollicité l?électorat pour plusieurs raisons : légitimer l?accord Medpoint, grâce auquel Paul Bérenger est devenu Premier ministre par la porte de cuisine, et exprimer son accord pour l?action gouvernementale des trois dernières années. Le n° 7 a tout rejeté !?
Le leader du PTr interprète aussi cet échec du gouvernement comme un refus de cautionner le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth qui a dû concéder une ?cuisante défaite dans fief so papa?. Les 2 600 voix d?écart entre Rajesh Jeetah, candidat travailliste et le candidat MSM Prakash Maunthrooa seraient, d?après lui, un signe avant-coureur de la fin du MSM ?condamné à disparaître?.
Pourtant, à entendre Navin Ramgoolam, la victoire était loin d?être acquise parce que les élections, ?loin d?être free & fair, ont eu lieu dans des conditions très difficiles?. Les abus de l?appareil d?état auraient été légion, argue le leader travailliste. ?Mais malgré la campagne de terrorisme d?état, les électeurs ont donné une correction.?
Les travaillistes estiment aussi que ?l?électeur ne s?est pas fait duper entre les affiches déchirées, les policiers partisans, les promesses d?emplois, les chemins asphaltés, les transferts punitifs dans les ministères et organismes parapublics, les patentes de taxis distribués, le communalisme omniprésent, les bases travaillistes détruits le jour du scrutin et l?argent dans les enveloppes?. ?La démocratie ine menacée zordi, a affirmé Navin Ramgoolam, et toute l?affaire sera internationalisée.?
Tout en remerciant la Commission électorale pour le bon travail effectué, le leader de l?opposition a jugé qu?elle peut mieux faire. ?Car nous avons constaté quelques failles dans les procédures.? Les 42 % de suffrages obtenus par Prakash Maunthrooa seraient ainsi, selon lui, moins élevés.
L?alliance sociale a interprété cette victoire au n° 7 comme ?celle de l?unité nationale? et ?le rejet du communalisme scientifique de Paul Bérenger?. ?En plébiscitant le candidat travailliste, les électeurs refusent d?être dirigés par une petite poignée de personnes, a ajouté Navin Ramgoolam, et un gouvernement d?extrême droite n?est pas la seule solution.?
L?alliance sociale a prévu la tenue d?un meeting de remerciements le 26 décembre à partir de 16 h 30 à Gandhi Square, Rivière-du-Rempart ?pour exprimer sa gratitude envers ses partisans?. Commentant le remaniement ministériel intervenu hier, le leader du PTr estime : ?C?est un mouvement de panique et une diversion pour faire oublier la défaite et c?est un aveu d?échec pour les ministres concernés !?
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