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Ramgoolam aspire à « libérer le peuple »
Le Parti travailliste et ses alliés sont entrés en campagne électorale pour les élections générales. C?est le message essentiel du meeting du 1er mai de l?alliance sociale. Toutefois, il faudra attendre encore un peu pour découvrir le programme électoral. Les orateurs ont tous réclamé des élections générales anticipées sans qu?aucun d?entre eux ne dessine les contours d?un programme électoral.
Navin Ramgoolam, présenté comme « le libérateur » par le président du parti, Jean François Chaumière, a énoncé un plan d?action un peu vague.
« Libérer le peuple » et « lui redonner le pouvoir ». Car il en a été dépossédé par le « grand capital » avec la bénédiction de Paul Bérenger, selon lui. Prêt à en découdre, Navin Ramgoolam lance des défis au gouvernement. « Pas d?amendements aux lois électorales sans référendum », avertit-il. Le leader rouge brandit même la menace de manifestations de rue dans l?éventualité où la loi serait amendée sans consultation populaire.
Les autres orateurs sont restés dans le ton. Mais chacun a choisi son orientation. Rama Valayden, le leader du Mouvement républicain, s?en prend plutôt à Anil Bachoo. Il a d?ailleurs proféré de graves accusations contre le ministre MSM. Madun Dulloo, le leader du Mouvement militant socialiste mauricien dresse, lui, la série d?ingérences du gouvernement dans le judiciaire et les faiblesses chroniques de l?Icac. Xavier-Luc Duval du PMXD dénonce les dépenses qu?il considère comme étant superflues, du gouvernement.
Les thèmes de prédilection sont les mêmes : la suprématie économique du « grand capital », la hausse des prix, la précarité, les pertes d?emplois et la corruption. Mais de nouveaux arguments puisés dans l?actualité, comme la congestion routière, sont venus s?ajouter à l?arsenal du PTr. Dev Hurnam et Mukesh Choonee ont également suscité des commentaires, pas nécessairement très inspirés des orateurs.
Le meeting aurait été plus intéressant s?il avait été moins long, il a duré plus de 4 heures! Quelques bribes du programme auraient également pu retenir les spectateurs qui commençaient déjà à quitter la place Jules Koenig une demi-heure avant la fin du meeting.
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