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Raju Atchanah, un dieu de la piste
Rien de bien palpitant dans le job de Raju Atchanah. Depuis vingt ans, il travaille pour le Mauritius Turf Club. Son quotidien ? « Mo occupe la piste cot banne seval galopé. Mo planté, mo taille l?herbe. Parfois si bizin balié, mo balié », explique-t-il sans grande passion. Pour ce bonhomme engoncé dans son uniforme bleu, ce métier l?a sorti du chômage. Les circonstances l?ont amené dans le monde des chevaux. Si entre lui et ces bêtes ce n?est pas le grand amour, le travail bien exécuté est une priorité. « Dans sa travail là, fodé pas zoué sinon banne séval capave souffert. »
Le matin, quand il arrive au Champ-de-Mars, son premier réflexe est de se diriger vers le tombeau de Malartic et d?entrer dans la pièce où se trouvent les commutateurs pour allumer les lumières. Tous ceux qui s?occupent de l?entretien se mettent alors au boulot.
Avant que les chevaux n?arrivent pour l?entraînement, il faut s?assurer qu?il n?y a rien sur la piste qui puisse blesser les bêtes. Il leur faut aussi placer des protections en caoutchouc pour la sécurité des chevaux.
Raju Atchanah fait aussi office de « reboucheur de trous ». Avec ses collègues, ils doivent maintenir la qualité de la piste en herbe, course après course. Quand le peloton passe, il arrache des mottes de terre et d?herbe. Ceux qui s?occupent de la piste doivent donc cultiver de l?herbe dans des gobelets et remplacer ce qui a été arraché. Il y a aussi des consignes à respecter quand ils tondent le gazon : il faut qu?il y ait des démarcations pour délimiter les couloirs des partants.
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