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Raddhoa banni de la police des jeux
Le bouillant assistant surintendant de police (ASP) Prem Raddhoa, chef de la Major Crime Investigation Team (MCIT), semble éprouver des revers de fortune. Il a été officiellement informé qu?il n?a plus la responsabilité de la police des jeux. Il est également question qu?il ne chapeaute pas, non plus, la Central investigation division (Cid) de Curepipe.
Contacté hier par l?express, Prem Raddhoa nous a confirmé : ?Je suis profondément déçu parce que notre équipe avait commencé à réaliser un très bon travail pour le maintien de l?ordre public à Curepipe. Au niveau de la police des jeux, on travaillait sur une piste concernant le blanchiment d?argent lors des courses hippiques.? Il a précisé qu?il y a un ?move pour que je ne sois plus responsable de la CID de Curepipe?.
Il est un fait que depuis l?avènement du nouveau pouvoir, en juillet 2005, Prem Raddhoa avait le vent en poupe. A un tel point que même son supérieur hiérarchique, le commissaire de police Ramanooj Gopalsingh, ne semblait plus avoir voix au chapitre. Mais les choses ont pris une autre tournure il y a quelques jours. Le commissaire de police a lui-même convoqué l?ASP pour l?informer de la décision de lui retirer la responsabilité de la police des jeux.
Cet événement intervient à un moment où Prem Raddhoa compilait des informations sur une affaire de blanchiment d?argent lors des courses hippiques. Certains bookmakers étaient même dans son collimateur. Il avait été nommé responsable de cette brigade depuis sept mois, poste qu?il convoitait alors que l?inspecteur Daniel Monvoisin en était le titulaire. Pour la nouvelle saison hippique qui commence le 22 avril, c?est l?Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu), sous la responsabilité du Deputy commissioner of police (DCP) Ravin Surajbali, qui prendra charge de la police des jeux.
Les raisons invoquées pour le changement intervenu seraient l?accroissement de travail de l?ASP Raddhoa. Dans son rôle de chef de la MCIT, il est déjà engagé dans diverses enquêtes et son équipe a déjà fort à faire pour mener à bien son travail sur plusieurs fronts à la fois.
Mais il semblerait que Prem Raddhoa ne fait pas l?unanimité au sein même du gouvernement. Déjà, une question parlementaire bien ciblée, inscrite au nom de la députée travailliste Neeta Deerpalsing sur l?affaire Bassin-Blanc, laisse entrevoir que la méthode Raddhoa interpelle les députés de la majorité : un des suspects dans cette affaire aurait été arrêté manu militari par les agents de la MCIT.
Cette unité spéciale de la police travaille aussi sur un autre gros dossier : la mort suspecte de Rajeshwar Indur, cas pour lequel pas moins de trois personnes, toutes proches du défunt, seront interrogées cette semaine. La MCIT a également déjà mis la dernière main à un plan de sécurité pour les gares routières de Port-Louis (Nord et Victoria) et celle de la place Margéot à Rose-Hill. Ces trois gares ont la réputation d?être des repaires de voyous et de trafiquants de toutes sortes.
Dans la nouvelle donne, l?ASP Prem Raddhoa ne compte pas retourner à la Special Mobile Force ?pou al kont boulon?. Il a confié à l?express qu?il n?a plus le moral pour continuer le combat. Le commissaire de police Ramanooj Gopalsingh n?a pu faire de commentaire hier. Il n?était pas disponible.
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