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Réceptifs : les pme se serrent les coudes
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Réceptifs : les pme se serrent les coudes
Leur association est passée inaperçue sur le plan officiel lors des Assises du tourisme. Mais elle n?en a pas été moins active dans les coulisses. Les 13 petites et moyennes agences de réceptifs, regroupées dans l?Association of tour operators (ATO) depuis la fin de l?année dernière, se sont serré les coudes tout en conservant le profil bas qu?elles adoptent habituellement.
Pour Prem Sham, président de la jeune association et directeur de l?agence Escapade, l?ATO a désormais sa place. Sa participation aux Assises a cristallisé ses relations avec la Mauritius Tourism Promotion Authority et le ministère du Tourisme.
Cette association regroupe ceux qui n?arrivaient pas à se faire représenter au sein de l?Association of Inbound operators of Mauritius (AIOM). Celle-ci contrôle quelque 85 % du marché, assure chaque année le transfert de plus de 500 000 touristes, et brasse un chiffre d?affaires annuel de Rs 2,5 milliards. Elle emploie 2 500 personnes.
?Nous ne répondions pas aux critères formulés par l?AIOM?, explique Prem Sham. Il cite, notamment, le nombre de véhicules. L?ensemble des membres de l?ATO gère une flotte de 50 véhicules (voitures, minibus, limousines) et emploie plus de 200 personnes. Mais ils ont une particularité commune : tous mettent la main à la pâte. Autrement dit, les patrons de ces petites et moyennes entreprises (PME) sont également sur le terrain, pour former leur personnel, accueillir les clients à l?aéroport? ?Il n?y a rien de plus important que le contact avec le client ?, insiste Prem Sham.
La création de l?ATO s?est faite avec, en toile de fond, un formidable besoin d??ouvrir le marché?. C?est en tout cas l?explication que donnent certains membres de l?association. La place des pme n?est pas assez importante dans le concert du tourisme local ? Certains veulent en tout cas que les choses évoluent, mais sans grands cris ni heurts. Autrement dit, l?ATO se constitue en lobby?
Aujourd?hui, l?ATO a de réelles ambitions. Elle veut créer une plate-forme régionale des PME du tourisme, laquelle rayonnerait autour de Maurice, Madagascar et la Réunion. ?Nous voulons créer un tremplin pour la promotion du sud-ouest de l?océan Indien ?, conclut Prem Sham.
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