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Questions à Pratima Devi Poteegadoo
● Pourquoi vous investissez-vous dans cette association ?
Elle est utile. L?association compte une trentaine de membres et toutes les semaines, nous organisons des discussions, par exemple sur des thèmes comme la santé. Mardi dernier, le sujet était le sida. Les semaines précédentes, on a parlé du chikungunya et du diabète.
On propose aussi toutes sortes d?activités comme des cours de rotinage et de peinture sur toile pour fabriquer des produits artisanaux. Et grâce au soutien du ministère de la Femme, une personne est venue donner des leçons de pâtisserie.
Mais tout n?est pas rose. Souvent, on souhaiterait faire plus d?activités avec les membres de l?association mais c?est impossible. Lorsque cette femme est venue donner des cours de pâtisserie, c?était très compliqué car nous n?avions pas les ustensiles nécessaires. On manque vraiment de moyens.
● En dépit de ces difficultés, comment agissez-vous concrètement sur le terrain ?
Tout récemment, il y a eu le viol d?une petite fille de 8 ans dans le village. Nous avons décidé de faire intervenir une personne spécialiste de ces questions afin de mener une campagne de prévention. Il faut empêcher que ce genre de drames se reproduise.
● Vous parlez de cette histoire de viol. Existe-t-il d?autres problèmes majeurs à Rivière-des-Galets?
Cela fait 21 ans que j?habite à Rivière-des-Galets et au fil des années, la situation s?est nettement améliorée. Par le passé, il y a eu beaucoup de tensions, notamment entre les jeunes. C?est en train de s?arranger mais tout n?est pas parfait.
A Rivière-des-Galets, à part aller à la mer et jouer sur un terrain en béton, les jeunes n?ont pas grand chose à faire. Alors, ils traînent les rues et c?est là que les ennuis commencent. Depuis longtemps, nous faisons des demandes auprès des autorités pour qu?un vrai terrain de jeux soit créé. Nous attendons toujours.
Mais des progrès sont faits comme cette école maternelle, par exemple, qui a été construite il y a sept ans. Auparavant, les enfants devaient se rendre à Chemin-Grenier pour leur scolarité.
Propos recueillis par Pauline RENAUD
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