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Questions à...

9 janvier 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

■ Les associations à caractère social ne cessent d?augmenter. Est-ce un signe que le monde est en crise ?

C?est chose normale puisque Maurice est un pays démocratique. Dès le départ, les colonisateurs ainsi que les immigrés, sont venus dans l?île avec ce penchant pour le social. La preuve, nous avons 300 ans d?histoire et nous avons des organisations qui ont cent ans : le Saint Vincent de Paul, le Arya sabha, le Surtee soonnee musulman society. C?est signe que le social a toujours été imprégné dans le pays. La lutte pour l?émancipation, par exemple, peut être perçue comme une démarche politique, mais elle était aussi à caractère social. Elle visait le bien être des gens. On n?a pas forcément besoin d?une crise pour qu?il y ait une organisation. Bien sûr, quand il y a un besoin, les gens s?organisent.

■ À quel point le bénévolat sert-il vraiment ?

Quand on fait du bénévolat, on le fait d?abord pour soi. Cela vous apporte la satisfaction de pouvoir aider les autres. On se découvre des talents. Quand les gens s?engagent, ils deviennent des citoyens responsables. Leur cause aide au développement de la communauté, du pays, et se répercute aussi dans le monde. Ce qu?il faut aujourd?hui, c?est être innovant et créatif. Il y a d?autres possibilités à exploiter, d?autres façons de servir les vieux et les handicapés. Chacun peut encore apporter son eau au moulin.

■ Quel est le rôle du Macoss ?

Le Macoss est en quelque sorte le point focal des ONG. Nous voulons faciliter les organisations, les encourager à être plus efficaces. Pour monter une organisation, il faut avoir une idée, tester sa validité, trouver des gens qui vont aider à la concrétisation des actions, s?enregistrer au niveau du Registrar.

Je crois que la volonté est là et que les mauriciens sont prêts à aider.

Il faut maintenant que les ONG sachent les attirer.

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