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Questions à?Michael Atchia
Vous quittez aujourd?hui le BEC après sept ans. Sur quelle note partez-vous ?
? Je suis très serein. Après sept ans de travail, que je considère très bien accompli, je passe le relais à Hervé de St Pern. Je laisse le BEC ?in a pair of safe hands?.
Quelle est votre plus grande satisfaction ?
? D?avoir été un de ceux à l?origine du projet PVE (Prevocational Education) qui donne un deuxième souffle à tous ces adolescents qui n?ont pas réussi leur CPE. Grâce à ce projet éducatif ils font leur entrée au secondaire. Je suis heureux d?avoir pris part aux réformes essentielles de l?éducation nationale qui, à mon avis, sont bien lancées et vont continuer dans la bonne direction.
Vous avez déclaré après le jugement du Privy Council que c?est ?une grande victoire pour l?égalité des chances?. Est-ce que vous concédez que l?éducation catholique pratiquait la discrimination ?
? Pas du tout. Dommage qu?il y ait eu mauvaise interprétation de mes propos. Ce jugement a une portée plus large pour l?égalité des chances et la méritocratie dans tous les domaines de la vie mauricienne. Nous devons nous poser la question sur les critères de religion/race/caste pour le recrutement pas seulement dans l?éducation mais dans toutes les autres sphères. Les collèges confessionnels savent maintenant exactement où ils en sont par rapport au critère religieux dans l?admission.
Vos propos n?ont pas été appréciés dans les milieux catholiques. Il paraît que vous êtes en brouille avec l?évêché ?
? Pas du tout. J?ai co-présidé la dernière réunion avec les recteurs qui a eu lieu samedi dernier à l?évêché. Cette réunion avait pour but de faire le point sur la situation à la suite du jugement.
Certains politiciens affirment que le ?Privy Council? a déclaré anticonstitutionnel le principe des 50 % de places réservées et réclament un nouvel exercice d?admission pour 2004. Quel est votre avis ?
? Il est totalement faux de dire que le principe des 50 % de places réservées est remis en cause. La Cour suprême le 13 novembre 2002 et le Privy Council le 17 décembre dernier ont rejeté uniquement le critère religieux pour l?admission en Form I. La question de refaire l?admission ne se pose pas. L?Eglise prend note de ce qui se dit et attend les détails du jugement par écrit avant de réagir.
Quel est, selon vous, l?avenir des collèges catholiques ?
La diversité dans l?éducation est fondamentale. Comme tant d?autres, je suis contre l?école unique. Ce ?mix? de collèges privés gratuits, privés payants, confessionnels et d?Etat est une richesse à garder et consolider. L?Education catholique a sa place dans ce paysage. La réunion du 27 décembre donne déjà une ébau-che des réorientations possibles de l?éducation catholique. Comme l?a dit Mgr Piat, l?Eglise reste ouverte à toutes les options.
Peut-on avoir déjà une indication ?
? Non. Comme l?admission 2005 débute en septembre 2004, l?Eglise a six mois pour discuter et décider de la structure future de l?éducation catholique.
Est-ce vrai que vous resterez dans le secteur éducatif en devenant un des conseillers du ministre de l?Education ?
? Oui, je reste dans l?éducation mais je n?ai reçu aucune offre formelle. Par contre je me relance dans les relations scientifiques au niveau international. Je serai au Caire pour la réunion de l?International Union of Biological Sciences du 15 au 25 janvier 2004.
Nous avons l?impression que Suttyhudeo Tengur vous a donné du fil à retordre ces sept dernières années ...
?Pas du tout. Je reconnais à quiconque le droit de contester ce qui semble injuste à leur avis.
Propos recueillis par Myette Ahchoon
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