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Quel type de père êtes-vous ?
■ L?autoritaire
Pour Sadasiven Coopoosamy, le père autoritaire peut instaurer des règlements stricts. Dans ces situations, il se montrera très exigeant vis-à-vis de l?enfant et n?estimera pas nécessaire de donner des explications sur ses décisions. Ce genre de père peut également refuser d?admettre ses torts ou encore de se remettre en question. L?enfant qui a un père autoritaire sera de nature calme.
Il va bien se comporter en société. Toutefois, son originalité et sa curiosité seront limitées. Il se peut que l?enfant soit révolté à l?intérieur, mais tel un volcan endormi, il ne le montrera pas.
Janick, la discipline pour mieux grandir
« Dans la vie actuelle, on doit être vigilant. Ce n?est pas évident, mais il faut instaurer des principes de base », souligne Janick, 49 ans, père d?un fils de 18 ans. Ces principes riment avec discipline, rigueur, mais sans excès, indique notre interlocuteur. « Par exemple, pour les sorties, je peux lui donner carte blanche. Mais il faut qu?on sache où il est, avec qui et également qu?il soit rentré aux alentours de 18 heures. S?il compte rentrer un peu plus tard, il faut qu?il nous prévienne », explique-t-il.
Pour les sorties en boîte, Janick veille à donner de nombreux conseils à son fils, car « on ne peut pas savoir ce qui peut s?y produire. Par exemple, on peut mettre n?importe quoi dans son verre », dit-il. À ses yeux, l?autorité dans la relation familiale, est une condition sine qua non pour préparer l?enfant à la vie de demain. « Cela va l?aider à se forger et l?aidera à avancer dans la vie. J?essaie de transmettre les valeurs qui m?ont été inculquées », ajoute-t-il.
■ Le père pourvoyeur
Ce type de père est souvent absent.
Il limite les relations interpersonnelles avec l?enfant. Il ne s?affirme pas et il est complaisant à l?égard de l?enfant. Il ne prend pas vraiment part à la vie de l?enfant et peut facilement céder aux caprices. Les répercussions sur l?enfant peuvent être importantes.
Le psychologue indique que celui-ci n?aura pas de modèle masculin, ni de symbole d?autorité. L?enfant peut aussi éprouver du mal à se débrouiller dans la vie en général.
Surren, absent malgré lui
Il ne le fait pas exprès, dit-il. Mais Surren, 55 ans, comptable, est quasiment absent de la vie de ses filles, Anjali et Meera, et de son fils, Rajeev. « J?ai de grandes responsabilités au travail et je suis au bureau souvent jusqu?à tard. Lorsque je rentre, c?est à peine si j?ai le temps de les voir. Et le matin, je dois repartir », raconte-t-il.
Sa voix trahit un soupçon d?amertume, mais il préfère l?éluder. Ainsi, depuis plusieurs années, c?est Mala, son épouse, qui s?occupe des enfants. Surren, lui, est là pour subvenir aux besoins primaires de la famille.
« Des fois, je regrette de ne pas être suffisamment présent, mais je dois me plier aux exigences de mon métier », explique-t-il.
■ Le protecteur
Le fait de protéger son enfant n?est pas forcément négatif. Mais dans certains cas, il se peut que le père outrepasse les limites et devienne surprotecteur.
Par exemple, chez ce type de père, on remarque qu?il a tendance à protéger à outrance, même dans des situations sans danger. D?après Sadasiven Coopoosamy, il peut essayer de prendre des décisions à la place des enfants ou encore en prendre soin excessivement.
Face à cette situation, l?enfant peut présenter un complexe d?infériorité et aura du mal à se débrouiller dans la vie. Il peut également être débalancé.
Gaëtan, contrôler pour mieux protéger
« Je suis père de deux filles. Vous comprenez donc pourquoi je suis un père protecteur ! », explique Gaëtan en riant ! Mais trêve de plaisanteries, Gaëtan, 47 ans, père d?Anne-Sophie, 17 ans, et Sandrine, 14 ans, établit des principes de base afin de veiller sur ses filles. « Les sorties sont contrôlées. Il y a tellement de dangers partout de nos jours. Si je les protège, ce n?est pas pour les bloquer, mais surtout pour éviter qu?elles ne souffrent », affirme le père.
Gaëtan fixe donc les horaires des sorties et boude même au passage si elles ont du retard. « Généralement, elles mentionnent leurs sorties avec leurs petits copains. Et là, à mon tour, je vais déterminer l?heure du retour. Mais en réalité, il y a toujours un petit décalage. Donc, quand elles rentrent, je fais semblant d?être fâché. C?est une stratégie pour instaurer la discipline et mieux les protéger », ajoute-t-il.
■ Le diplomate
Selon le psychologue, Sadasiven Coopoosamy, le père diplomate a à c?ur les intérêts et les sentiments de l?enfant. Il est à l?écoute des opinions de celui-ci, favorise les discussions, les échanges et donne des explications sur les comportements que l?enfant doit adopter sans imposition. Quel est l?impact de ce modèle de père sur l?enfant ? Le psychologue indique que l?enfant démontrera une grande indépendance dans sa façon d?agir et de penser, il aura confiance en lui et pourra s?ajuster aux changements. Il sera aussi très concerné par les sentiments des autres.
Clyde, entre autorité et écoute
« C?est un bonheur de passer du temps avec lui le matin. Vers 6 heures, je lui donne son bain, son lait et je m?occupe de lui avant de le déposer à la crèche », confie Clyde, 37 ans, père de Benjamin, 3 ans.
Même s?il savoure pleinement les joies de la paternité, Clyde veille toutefois à instaurer la discipline. Par exemple, pas de télévision au réveil !
« Car j?ai beaucoup lu dessus. Les recherches démontrent que ce n?est pas bon pour l?enfant. Par ailleurs, s?il a fait une bêtise, nous allons lui parler, lui faire comprendre les conséquences de son acte et le faire réagir. Si après trois ou quatre fois, cela ne fonctionne pas, nous lui dirons qu?il faut qu?on lui parle dans sa chambre. Là, il sait que les choses seront sérieuses ! », dit-il.
Clyde favorise aussi la répartition des tâches entre lui et son épouse pour le bon épanouissement de l?enfant. En soirée, c?est la mère qui prend le relais. Pour ce père, il incombe d?être à l?écoute de son enfant : « Je pense qu?on ne doit pas imposer les choses à l?enfant, tout comme on ne peut pas trop le laisser faire non plus. Il faut savoir doser l?autorité et privilégier l?écoute. »
■ Le papa poule
D?après le psychologue, le papa poule est permissif. Il va laisser l?enfant agir à sa guise et ne lui imposera pas de grandes restrictions. Il va lui laisser apprendre les choses par lui-même en faisant ses propres expériences.
Il le gâtera aussi souvent. Dans ces situations, les enfants des papas poules peuvent dépasser les limites, se montrer égoïstes et centrés sur eux-mêmes. Il se peut également qu?ils soient peu disciplinés, essaient d?imposer leur volonté et n?aient aucune compassion pour les autres.
Mario, aux petits soins pour ses filles
Il adore les enfants ! Il est donc normal qu?il les gâte ! Mario, 52 ans, est père de deux filles et il est aux petits soins pour elles. « Ma fille aînée, âgée de 25 ans, est mariée tandis que la cadette de 21 ans travaille dans l?hôtellerie. Nous n?arrivons pas toujours à nous voir souvent, mais je suis toujours à l?écoute. J?aime les choyer. Je leur donne tout ce dont elles ont besoin. ». Robes, chaussures, argent, lait pour bébé : autant de gâteries que fait le père à ses filles ! Dès qu?il leur manque quelque chose, Mario accourt pour le leur apporter. « Tout comme je gâte ma femme, je gâte mes filles et aussi mes petits enfants. C?est quelque chose de fabuleux de pouvoir partager tout ça avec les enfants », ajoute-t-il.
■ L?ami
Les caractéristiques psychologiques du père ami sont comme suit : il entretiendra une relation d?égal à égal avec son enfant, il va participer à des activités communes régulièrement et sera très complice avec lui. D?autre part, le papa copain va privilégier la communication et les négociations. L?impact sur l?enfant se reflétera par une grande confiance entre les deux. Il ne va pas hésiter à discuter de tous les sujets même si ceux-ci sont parfois complexes et il accourra vers le père pour toute information.
Bunty, la complicité d?abord !
Père et fils, unis par les mêmes passions, loisirs et activités ! C?est ce que Bunty inculque au quotidien à son fils, Justin, 8 ans. « Quand je ne travaille pas, je peux passer une journée avec lui. On regarde des dessins animés comme Titeuf ensemble. Justin et moi sommes très proches et plus les années passent, plus la complicité qui nous unit, grandit », explique Bunty.
Ainsi, le jeune homme et son fils se font des blagues, s?adonnent à des parties de carrom, de scrabble, de jeux vidéo pendant le week-end. Souvent, le tandem fait des petites virées au cinéma. Par ailleurs, Bunty aide son fils à se préparer pour l?école et il l?y dépose aussi. « Grâce à la relation qui nous lie, Justin ne me cache rien. C?est important qu?il me voit comme son ami, ainsi il n?aura jamais peur de venir me confier ses problèmes. Il se sent en confiance et moi aussi. »
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