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Quel avenir pour Cipo ?
En théorie, le programme de Mario Cipollini passe désormais par le Tour de France, au mois de juillet. Ce Tour qui l?avait rejeté l?an dernier, avant de lui tendre à nouveau les bras. A priori, l?Italien sera bien présent au départ de Liège, même s?il avoue pour le moment ne pas penser à la Grande Boucle. ?Je dois d?abord m?occuper de moi, me remettre d?aplomb?, a-t-il confié après avoir quitté le Giro, samedi.
Blessé dans la chute de Civitalla Val di Chiana mercredi dernier, le Toscan est aussi touché dans son orgueil. Ses rapports avec le manager de son équipe Domina Vacanze, Vincenzo Santoni, se sont tendus et la confiance réciproque s?est effilochée. Le ténor du sprint, habitué à disposer d?une équipe articulée autour de lui afin de lui emmener les sprints, n?a pu que déchanter en lisant les déclarations de Santoni.
<B>?Il faut que des choses changent?</B>
D?après le responsable de l?équipe italienne, trois hommes seulement travailleront pour le champion du monde 2002 dans le Tour et les autres coureurs seront à la disposition de Michele Scarponi, l?autre coureur de pointe de la formation. ?Je n?ai pas eu au Giro les coureurs de mon choix?, a regretté Cipo qui aurait préféré avoir dans son train l?Italien Francesco Secchiari plutôt que le Letton Andrus Aug, selon les confidences de ses proches.
?Il faut que des choses changent. Il faut retrouver une ambiance sereine et une équipe compétitive?, a poursuivi le roi lion qui s?estime encore capable de gagner malgré la supériorité d?Alessandro Petacchi, l?homme qui l?a remplacé depuis l?an dernier au sommet de la hiérarchie du sprint.
Petacchi, respectueux de son prestigieux rival, est d?ailleurs allé le saluer à son retour de l?hôpital d?Arezzo où il s?était fait soigner après sa chute. Le geste a touché Cipo qui a trouvé la force de dire à sa fille aînée, présente ce soir-là à l?hôtel : ?Regarde, c?est le coureur qui bat toujours ton papa !?
En partant du Giro, le moral en lambeaux selon son expression, le plus connu des coureurs italiens a même envisagé de tout laisser tomber. ?Ce n?est plus l?ambiance, le cyclisme que j?aime?, a déclaré Cipollini, 187 victoires dont 42 victoires d?étape dans le Tour d?Italie.
Mais le Toscan, qui avait déjà annoncé sa retraite en juillet 2002, quelques semaines avant de devenir champion du monde, a aussi reconnu : ?Ce ne sera pas facile pour moi de retrouver la motivation. Mais la passion est toujours là.?
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