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?Que les Mauriciens prient pour nous?
Que représente cette place en finale des Commonwealth ?
C?est un grand accomplissement. J?avais déjà obtenu le bronze en 1998, j?avais échoué en quarts en 2002 et maintenant, je fais mieux. Je progresse année après année.
À quel moment saviez-vous que vous iriez le plus loin possible dans la compétition ?
À partir des 8es. Je me suis senti en superbe forme et j?avais le moral pour aller loin. La motivation était là.
C?est votre deuxième finale d?une compétition d?envergure après votre titre en Francophonie (97). L?abordez-vous de la même façon ?
Oh, il y a une grande différence. À Madagascar pour la Francophonie, c?était ma première compétition majeure et j?avais peur. J?ai acquis de l?expérience depuis et j?ai beaucoup plus de confiance en moi.
Buckland a raté l?or de près en athlétisme. Le peuple mauricien peut-il s?attendre à ce que vous lui rameniez cette précieuse médaille ?
Dieu seul sait. Il se peut que l?un d?entre nous remporte l?or, comme il se peut que ce soit les deux, comme il se peut que nous rentrions tous deux avec l?argent. Comme vous voyez, tout est possible.
Vous êtes si près de rejoindre Richard Sunee dans l?histoire. Cela ne met-il pas une pression supplémentaire ?
Non, je ne ressens aucune pression. Pour moi c?est déjà un exploit que d?être en finale. Je garde la même concentration et je vais boxer avec le même état d?esprit que lors des tours précédents.
À quoi attribuez-vous ce retour à votre meilleur niveau après une année de suspension ?
J?ai eu une bonne préparation. À mon retour en 2005, j?ai participé à la Coupe de l?océan Indien à la Réunion. Puis j?ai bénéficié d?un stage en Tunisie, j?ai participé aux Jeux de la Francophonie et il y a eu les stages en Afrique du Sud et au Botswana. Tout cela m?a donné confiance en moi.
Votre adversaire du jour vous inspire-t-il la peur ou le respect ?
(Rires). Il m?a vu en action et il est venu vers moi pour me dire : « On se retrouve en finale ! ». Ce n?est qu?en demi-finale que j?ai pu l?observer quelque peu. Ce sera un match intéressant, il y aura un beau combat. Je le respecte, mais je n?ai pas peur.
Un message particulier à faire passer ?
Je demande aux Mauriciens de nous supporter en pensée et de prier pour nous. Je remercie ma famille, ma femme Joana surtout pour les encouragements, en particulier pendant ma période de suspension.
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