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Quatre collèges catholiques en quête de fonds
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Quatre collèges catholiques en quête de fonds
Quatre établissements catholiques, le collège St-Esprit-Case-Noyale, le BPS Fatima, le collège St-Mary?s de Bambous-Médine et le Lorette de Bambous-Virieux roulent déjà à pleine capacité. Mais ils ne peuvent plus accepter de nouveaux étudiants, faute de bâtiment adéquat.
Le diocèse, qui a besoin de Rs 100 millions pour la construction de nouveaux locaux, compte notamment sur l?aide de l?Etat, soit un prêt de la Banque de Développement. Les pourparlers devant être finalisés d?ici deux semaines. Le gouvernement devrait bientôt se prononcer sur un emprunt à un taux d?intérêt nominal.
Déjà les pourparlers pour l?obtention de terrains de construction sont à un stade avancé. Le collège St-Esprit-Case-Noyale sera situé à Rivière-Noire sur un lopin accordé par l?Etat en échange d?un autre terrain appartenant à l?Eglise.
Le BPS Fatima, aujourd?hui à Triolet, bougera pour Goodlands. Là aussi, les procédures pour l?obtention d?un terrain sont en bonne voie. Tout comme pour le collège St-Mary?s de Bambous-Médine, qui sera re-localisé à Petite-Rivière.
En ce qui concerne le Lorette de Bambous-Virieux, la question du terrain fait déjà partie du passé. ?Nous pourrons commencer aussitôt les démarches de permis réglées et les finances trouvées?, avance Hervé de St-Pern, directeur du Bureau de l?éducation catholique (Bec).
Chaque établissement coûtera Rs 25 millions et sera construit sur des terres de quatre à cinq arpents. Outre 12 salles de classe à monter, chaque collège aura ses propres ?specialists rooms? et départements pré-professionnels. Chaque établissement aura une capacité maximum de 400 étudiants pour le ?mainstream? et 100 autres pour le prévocationnel.
?Nous pensions commencer les travaux en avril pour finir en janvier. Nous avons eu un retard au niveau du financement. Nous comptons débuter entre juin et juillet?, indique Hervé de St Pern.
Mais même si les chantiers s?ouvrent quelques semaines après le délai fixé, cela ne signifie pas pour autant que la date de la fin des travaux est repoussée. Vu l?urgence, la date butoir de janvier ne peut être repoussée.
?Tous les quatre collèges sont dans l?urgence. Certains sont encore toujours logés dans des salles paroissiales. Les bâtiments actuels sont trop petits et inappropriés. Si nous ne construisons pas, nous ne pourrons plus accepter des élèves?, indique le directeur du Bec. Ce fut d?ailleurs la raison pour laquelle le diocèse de Port-Louis a décidé de construire quatre nouveaux établissements l?année dernière pour les abriter.
Pour financer le projet, une levée de fonds a démarré auprès des étudiants des collèges catholiques et des anciens étudiants. L?Eglise fera appel, en plus de sa demande auprès de l?Etat, à des organismes étrangers. Des négociations ont aussi débuté avec des institutions financières.
Est-ce que les négociations sont-elles difficiles? Hervé de St Pern répond : ?nous avons eu une oreille attentive avec tous les négociateurs?. Pour le moment, dit-il, ?nous gardons espoir?.
Pour ce qui est du collège payant catholique St-Marie, le Bec espère pouvoir reloger les locataires de la maison convertie en collège rue Lees, Rose-Hill, pour la rentrée. Un terrain aurait été acheté à Palma, Quatre-Bornes. Le coût de la construction est estimé à Rs 25 millions.
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