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Quand Shakespeare ne passe pas?
Pushpa Appadoo, la soixantaine, quitte la salle de conférences du conseil des districts de Grand-Port-Savanne comme frappée de stupeur. Cette habitante de Morcellement Orchidée, Rose-Belle, s?y était rendue jeudi dernier, pour assister à un atelier d?une demi-journée orga-nisé par la Grand-Port -Savanne Regional Woman Association sur le thème Health, Law and Social Concept. Elle n?a rien compris de l?intervention du Dr Veneet Kumarsing. L?exposé du médecin, un ressortissant indien, a été fait dans la langue de Shakespeare
Cette dame qui avait voulu avoir de plus amples renseignements sur les maladies traitées par l?homéopathie pour les transmettre à l?une de ses proches, a préféré rentrer tranquillement chez elle. ?Ban organisateurs ti bisin faire programme en langue créole soit traduire, pou tout dimoune comprend,? commente-t-elle amère, avant de franchir le seuil du conseil de district.
Elle n?est pas la seule à le penser. Yasmantee, âgée de 72 ans, partage cet avis. Elle pense que les organisateurs auraient dû se faire aider d?une interprète, qui aurait traduit soit en bhojpuri ou en créole pour mieux éclairer l?assistance. ?Fine faire nou vine ici nou pas fine comprend narien?.
Même si cet exercice a été riche en enseignements pour certaines participantes, celles-ci sont d?avis que des dispositions doivent être prises pour que d?autres techniques soient utilisées. Elles permettront aux orga-nisateurs de diffuser de manière plus claire le message auprès d?un
public vaste, composé de différentes catégories d?âges et de niveaux de compréhension.
Si l?intervention du Dr Kumarsing sur l?homéopathie, qualifiée de très instructive par d?autres membres de la Regional Woman Association en matière d?information, les observateurs sont de l?avis de la gynécologue, Koolwant, attachée au ministère de la Santé.
Cette dernière avait abordé, en créole, des sujets qui préoccupent la plupart des femmes.
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