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Quand les talents explosent

12 décembre 2007, 00:00

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Fabricant de tambour, Sylvio Legentil, 68 ans, habitant Grand-La-Fouche, tire de toutes ses forces sur un morceau de bois pour lui donner une forme (une courbure). «Bizin dresse dibois la doucement doucement.» Ainsi sont les précieux conseils de Sylvio Legentil qu?il donne aux trois jeunes très ambitieux et déterminés à prendre la relève de ce métier, en voie de disparition. Toutefois, non pas pour les décourager mais dans le but de les informer sur le métier, Sylvio affirme : «Il faut avoir beaucoup de patience pour s?y aventurer.»

Sylvio explique les étapes de la fabrication d?un tambour. La peau de cabri utilisée pour habiller le tambour doit être trempée dans l?eau pendant trois ou quatre jours. Puis la peau doit être placée sur un morceau de bois et finalement au fil des jours va prendre la forme d?un cercle. «Ena beaucoup travail pou faire avant faire dimoune bouge le rein», dit-il en présence de Doyal Edouard qui nous guide dans le nouveau centre et loisir de Mon-Plaisir.

Rémi Farla, habitant d?Eau Vannée, âgé de 56 ans, montre lui aussi de quoi il est capable. Tenant un arc entre les mains, il explique, «Cet instrument de musique s?appelle bong (bobre). Il est bien ancré dans la musique traditionnelle de l?île .»

La fabrication de cet instrument qu?il appelle bong, est passée de génération en génération. Donc , Rémi s?est mis dans la tête qu?il doit suivre les traces de son papa et de ces grands-parents. Il n?oublie pas les souvenirs et les bons moments passés au son de cet instrument. «C?est ene instrument bien solide nou finn bien dansé dan bal avec sa longtan», relate le musicien avec un sourire.

Guylaine Edouard, artiste peintre aux milles talents, a choisi de partager sa connaissance avec les enfants en utilisant du papier mâché. «Les enfants sont très intéressés par cet art. Mais il faut les encadrer afin de les encourager à se lancer dans ce domaine», suggère cette habitante de Rivière-Banane.

Ex-étudiante au Mahatma Gandhi Institute (MGI), Guylaine a participé à plusieurs expositions à Maurice.

Francis Augustin, tape soigneusement sur une grosse pierre pour la transformer en un moulin maïs. C?est sa façon à lui d?exprimer son attachement à cette tradition qui se perd graduellement et qu?il essaie de preserver. Cet habitant de Montagne Malgache, âgé de 63 ans, a commencé à s?intéresser à ce métier dès l?âge de 18 ans. «Sa bout roche qui ou trouve devant ou la finn bien contribué pou passe la faim dans Rodrigues longtemps», se souvient-il. Toutefois, ce maçon regrette de ne plus pouvoir faire ce travail à cause de la fatigue.

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