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Quand les politiciens défendent les institutions

24 août 2008, 00:00

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La question de la sauvegarde des institutions a largement dominé les conférences de presse du Parti travailliste (PTr) et du Mouvement militant mauricien (MMM). Les porte-parole du PTr ont sonné la charge avec l?affaire Cunningham. Pour James Burty David et Deva Virahsawmy, le Canadien a fait preuve de désinvolture à l?égard des institutions du pays. « Nous avons pleinement confiance dans la police, le judiciaire, le bureau du DPP et l?ICAC. Qu?ils soient Mauriciens ou étrangers, il faut respecter l?édifice de nos institutions », a martelé Deva Virahsawmy, secrétaire général du PTr. Si Bert Cunningham a des révélations à faire, il lui suffirait d?aller en Cour suprême et de prêter serment sur la base de son affidavit. « Personne ne l?en empêche », a remarqué Deva Virahsawmy.

Quant à James Burty David, il s?est attardé sur l?immunité des parlementaires. « Au moment où les débats pourraient être retransmis à la télé, il faut se poser la question si au nom de l?immunité parlementaire, on peut faire toutes sortes d?accusations », a-t-il soutenu.

Au MMM, on s?est aussi attardé sur la question des institutions. Le jugement de la Cour suprême égratignant l?Etat pour avoir nommé trois vice-Premiers ministres et un ministre de la Justice avec un autre portefeuille ministériel (droits de l?homme), a été l?occasion de porter l?estocade au gouvernement. « A part Rashid Beebeejaun, les deux autres vice-Premiers ministres (NdLR Xavier-Luc Duval et Rama Sithanen), ainsi que Rama Valayden sont des usurpateurs anticonstitutionnels », a avancé Paul Bérenger. « En tant que vice-Premiers ministres, ils ont prêté serment pour des postes anticonstitutionnels », a-t-il ajouté. Selon lui, il faudrait que les ministres concernés par le jugement prêtent serment à nouveau.

« Rama Valayden s?est permis de s?ingérer dans les affaires de l?ADSU et de la police pour soi-disant défendre les droits de l?homme. La Cour suprême a été catégorique en soutenant que l?Attorney-General n?a pas de droit ministériel. Plus Rama Valayden traîne à soumettre sa démission, plus ce sera un manque de respect pour la Constitution du pays et pour la Cour suprême », a affirmé Paul Bérenger.

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