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Quand le pain bat le pavé

6 août 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les plateformes syndicales sont descendues dans la rue, hier après-midi, pour faire entendre leurs revendications. Quelque 1 500 manifestants ont participé à cette marche pacifique pour protester contre la décision des autorités d?arrêter la distribution du pain dans les écoles. Un des manifestants, qui avait pour l?occasion revêtu les habits du mahatma Gandhi, a donné le coup d?envoi.

Portant sa corbeille de pains au bout du bras, Olivier, six ans, reprend les slogans lancés par les plus grands. Même s?il ne comprend pas encore tout à fait les implications de son acte, il dit savoir que cette manifestation est pour que les enfants « aient du pain à l?école ».

Tout comme lui, une dizaine d?autres enfants, placés en début de cortège, sont venus s?opposer à la décision gouvernementale de cesser la distribution de cette denrée dans les écoles.

« Ena ban zanfan ki depann lor sa dipain la parfoi pou ki zot kapav ena kitsoz pou manze dan midi », affirme Angela, du haut de ses 10 ans, sous le regard bienveillant de son père. « Comme cette décision gouvernementale touche en premier lieu les enfants, il est logique qu?ils descendent eux aussi dans la rue », explique ce dernier.

Elles étaient nombreuses aussi, ces mères à être venues faire comprendre aux autorités que de nombreuses familles dépendent de cette aide de l?État pour offrir à leurs enfants un déjeuner décent à l?école.

Munis de pancartes et autres banderoles, les participants s?étaient rassemblés à proximité de l?église de St-Jean avant de prendre la direction de Quatre-Bornes, circonscription du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen. L?on pouvait lire sur les pancartes : « Nu drwa, Nu di pain », « Pa tus nu di pain » et « Remet subside lor lafarinn », entre autres. Outre les revendications liées au rétablissement de la distribution du pain dans les écoles, les syndicalistes ont également dénoncé l?élimination des tripartites au profit de la mise en place du National Wages Council.

Un slogan repris aussitôt

« Aret boir disan dimoun », scande le syndicaliste Toolsiraj Benydin, muni d?un porte-voix. Un slogan repris aussitôt par les manifestants qui se sont séparés un peu plus d?une heure plus tard, en face de la foire de Quatre-Bornes.

« Ce n?est qu?un mouvement de protestation qui mènera vers une action de plus grande envergure si nos revendications ne sont pas entendues. Le gouvernement ne peur continuer de prendre des décisions qui touchent toute la population sans que les syndicalistes n?aient leur mot à dire », lâche le syndicaliste Atma Shanto.

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