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Quand la météo affole

17 mai 2008, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Gardez vos parapluies et vos imperméables sous le coude, car le temps ne va pas s?améliorer et restera pluvieux jusqu?au début de la semaine prochaine. Toutefois, il semblerait que les événements climatiques des dernières semaines inquiètent les Mauriciens et la tempête électrique de mercredi dernier n?a pas arrangé les choses.

Du côté de la météo, on reste sur le pied de guerre. Les clichés d?un touriste concernant ce qui semblerait être des tornades sur la côte est du pays n?ont fait qu?amplifier la vigilance des prévisionnistes de la météo.

« J?ai eu la preuve de l?évolution des tornades à l?est du St-Géran. Ces tornades ont défilé au début du mois de mai et un touriste a pris des photos et me les a rapportées tout récemment. Heureusement qu?elles n?ont pas touché le sol, sinon les dégâts auraient été conséquents », soutient Suresh Boodhoo, le directeur de la météo. Interrogé concernant les photos des tornades que lui aurait remises le touriste, Suresh Boodhoo se refuse de les rendre publiques préférant garder la primeur à « quelqu?un d?important ». Ce n?est qu?après qu?il communiquera ces photos à la presse.

Prem Saddul, géologue, tient à calmer les esprits. Selon lui, avoir une tornade à Maurice relève de la fiction. « Il s?agit au fait de tourbillons, car il faut savoir qu?une tornade provoque des vents de 350 km/h et aspire tout sur son passage », rétorque-t-il. Par ailleurs, concernant la tempête électrique, il estime qu?il ne s?agissait que d?éclairs et de jeux de lumière. « Les interventions des autorités dans la journée de mercredi à la radio étaient une bonne chose, mais il n?y avait pas de quoi s?affoler. »

Plus de peur que de mal

Sok Appadoo, ancien directeur de la météo, abonde dans le même sens et relativise. « Ce n?est pas la première fois que nous avons affaire à une tempête électrique. Lors des six dernières années, nous en avons eu plus de quatre. C?est dire que le phénomène est courant et nous subissons une tempête électrique presque tous les ans. Il ne faut pas tout mettre sur le dos du changement climatique. Le danger, c?est que l?on classe chaque événement climatique comme anormal. À force de crier à chaque fois au loup, on finira par se faire avoir », explique-t-il.

Au final, plus de peur que de mal et concernant mercredi dernier, il y a eu beaucoup de bruit pour rien. « Les Mauriciens sont des gens sensibles et il a suffi d?une pluie de deux heures pour susciter un vent de panique. Le traumatisme du 26 mars est toujours là. Hier (NdlR : samedi) il y avait plus de pluie que mercredi. Or, en l?absence d?intervention médiatique, personne ne s?est inquiété », conclut Prem Saddul.

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