Publicité

Quand la fête tourne au drame

2 janvier 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le 1er janvier 2004 restera à jamais gravé dans la mémoire de d?une famille de Cap-Malheureux. A cause d'un pétard (certains membres de la famille parlent de feu d?artifice), une femme d'une cinquantaine d'années a, en effet, failli perdre son pied droit.

Malgré la présence de la tempête Darius, les réjouissances allaient bon train pour cette famille très connue dans le monde des affaires, entourée de parents et d?amis. Minuit s?approche et ils s?apprêtent à accueillir la nouvelle année en «sonnant» les traditionnels pétards et autres feux d?artifices ? Après les échanges de v?ux, l'on allume donc les premières mèches.

Et c?est le drame ! Le pétard que vient d?allumer la maîtresse de maison fonctionne mal. Au lieu de tournoyer en s'élevant, il tourbillonne à même le sol et se dirige dangereusement vers les convives.

C'est la panique. Celle qui vient d'allumer le pétard glisse en courant vers sa maison. Mais l?engin lui explose à la cheville. Sa famille vient à son secours. C'est la stupeur : son pied est une plaie béante et en lambeaux, n?étant retenu que par un os.... Elle perd beaucoup de sang.

Elle est amenée d'urgence à la Clinique du Nord. Devant la gravité de la blessure, les médecins sont sceptiques. Ils craignent le pire. «On aurait dit que quelque chose de lourd était passé sur son pied. Les os et les muscles étaient écrabouillés, s?indigne le Dr Mukesh Sooknundun, le directeur de la clinique qui a prodigué les premiers soins à la victime. Les spécialistes pensaient que le pied serait totalement perdu. Je ne croyais pas qu'un pétard avait pu faire de tels dégâts, ce devait être carrément de la dynamite !»

<B>Sauvée après six heures d?opération

Après six heures passées sur la table d?opération, la famille est un peu soulagée. Les médecins ont réussi à sauver le pied. Cependant, la gravité de la blessure a causé une importante perte de chair en peau, muscles, tendons et autres ligaments.

Les médecins sont malgré tout satisfaits d?avoir pu éviter l?amputation. Il s?agit maintenant de remettre le pied en état.

Les médecins et la victime, qui est toujours hospitalisée à la clinique, se concertent à ce sujet. La famille de la victime entreprend actuellement des démarches pour des soins à l?étranger.

Si sous forte dose d?analgésiques, cette dernière a quelque peu retrouvé son calme, ses proches demeurent cependant indignés. Ils s?interrogent encore sur la qualité et le contrôle des pétards mis en vente.

De même les médécins traitants de la victime, y compris le directeur de la Clinique du Nord, réclament avec force une législation concernant l?utilisation des pétards.

Publicité