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Quand Deerpalsing impressionne avec son High Powered Committee
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Quand Deerpalsing impressionne avec son High Powered Committee
De tous les ministres de l?Agriculture que nous avons eus depuis 1968, celui qui cause la surprise la plus agréable est peut-être Kishore Deerpalsingh, en raison de sa farouche détermination à tenir régulièrement des réunions-bilans d?un comité à pouvoirs étendus, auquel il confie nos nombreux projets de diversification agricole. Rarement un ministre mauricien a su aussi bien que lui inculquer aux fonctionnaires de son ministère, aux employés des organismes parapublics placés sous sa juridiction, mais aussi à ses partenaires du secteur privé, le devoir de respecter strictement les engagements pris devant ce beau monde.
Les personnes concernées doivent assister à cette grand-messe fonctionnelle qui sert aussi, à date fixe, d?états-généraux des tenants et des aboutissants de notre indispensable diversification agricole. Il n?y a alors plus d?échappatoire possible. Il suffit de faire mine de vouloir mettre le moindre retard, la moindre négligence, sur le dos d?un autre partenaire pour que ce ministre, plus vigilant que d?autres, somme le coupable d?expliquer pourquoi ne peut-il répondre adéquatement aux attentes des autres opérateurs. Enfin, un secteur d?activité où le pas moi ça, li ça n?a pas cours !
A ce petit jeu, le secteur privé sort parfois gagnant, lui qui bute si souvent sur des tracasseries administratives inutiles. L?arrogant fonctionnaire derrière son guichet officiel se transforme alors en écolier tout penaud, devant recevoir, en public, l?admonestation ministérielle. Le secteur privé savoure car il peut espérer que, la prochaine fois, il obtiendra, non pas une faveur que d?ailleurs il ne sollicite pas, mais le juste traitement auquel il a droit en tant que contribuable, consommateur et partenaire de la fonction publique dans le développement intégral du pays. Péna tracas, pli tard nous a zoinne dans High Powered Committee !
Le bilan d?octobre 1983 du comité à pleins pouvoirs sur la diversification agricole se déroule à un rythme des plus rapides, soutenu qu?il l?est par un ministre voulant que tout fonctionne harmonieusement, dans le respect du calendrier de travail établi antérieurement. On apprend ainsi que le contrat pour deux unités de séchage de maïs à Richelieu sera alloué avant la fin d?octobre 1983 et qu?elles entreront en opération avant août 1984. Avant août. Pas avant septembre ou octobre, précise le ministre Deerpalsingh, à toutes fins utiles. Il veut produire 15 000 tonnes de maïs par an pour répondre à la consommation locale. En 1983, nous n?en avons produit que 3 000 tonnes.
En 1983, Maurice produit 2 300 tonnes d?oignons et en importe 1 800 tonnes. Deerpalsingh réclame une production locale de 3 000 tonnes et l?autosuffisance avant 1986. L?Agriculture et les planteurs de l?Est promettent de chercher des variétés à haut rendement. La sécheresse réduit la production rodriguaise d?oignons à 200 tonnes au lieu des 300 escomptées. Les recommandations des experts du FED pour le stockage des oignons sont rejetées car trop onéreuses (Rs 81 m.). Le GM ne dispose que de Rs 18 m. à ce propos. Les espoirs d?autosuffisance en oignons s?éloignent. Maurice produit, en 1983, 150 tonnes d?ail et en importe 300. L?objectif est toujours l?autosuffisance avec une production de 450 tonnes. Cela exige 100 arpents additionnels entre mars et août.
Le recensement du cheptel à Rodrigues démontre un statu quo en matière de moutons, cabris et porcs et une légère hausse du cheptel bovin. Un agrotechnicien étranger attaché à l?Agriculture sera responsable des projets d?élevage et de la mise en pratique du rapport Tselikas. La vente du bétail appartenant aux éleveurs par la Meat Authority fonctionne mal car des banians font de la surenchère pour décourager les éleveurs à traiter avec elle.
Un expert japonais vient aider les techniciens du centre de recherches d?Albion. MM. White et Yesaki de la FAO préparent une banque de données concernant la pêche au thon. M. Guidicelli, toujours de la FAO, conseille des appâts vivants pour capturer davantage de thons. Il passe en revue le développement de la pêche de crevettes en haute mer. Un comité présidé par M. Régis Yat Sin évaluera la pollution de nos rivières notamment avec les herbicides et les pesticides, les pertes d?eau, le repeuplement des rivières, des barachois, le reboisement des bords de rivière.
Deerpalsingh donne les dernières informations disponibles concernant la création d?une Land Bank Agency, les incitations sous forme de prix garantis, d?encouragements fiscaux. Il réclame l?autosuffisance en pistaches. Il conseille la production de légumes donnant lieu à de fortes valeurs ajoutées.
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