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Pétrole : l’OPEP divisée sur la stratégie à suivre
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Pétrole : l’OPEP divisée sur la stratégie à suivre
Alors que les cours du baril restent au plus haut, les pays exportateurs de pétrole peinent à s’accorder sur une éventuelle hausse de la production.
Le  baril de pétrole dépasse les 125 dollars à Londres et les 110 dollars à New York, faisant craindre une poussée inflationniste dans de nombreux pays, écrit ce mardi le quotidien français l’Express dans son édition électronique. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de Pétrole (OPEP), eux,  « n’arrivent pas à se mettre d’accord sur une augmentation des quotas de production pour apaiser les marchés ».
Cette organisation est divisée en deux camps. D’abord, celui dont fait partie  le  Koweït, et qui appelle voit d’un mauvais œil une flambée des cours identique à celle de 2008. Une flambée  qui aurait pour conséquence de ralentir les économies mondiales et à terme, la demande d’or noir. Farouk al-Zanqi, le patron du conglomérat d’Etat, Kuwait Petroleum Corp. (KPC), déclarait récemment : «Même si on apprécie un prix élevé, nous souhaitons voir des prix plus bas, nous souhaitons un prix plus normal. Compte tenu des évènements en cours, le prix normal du baril devrait se situer entre 90 et 100 dollars».
Même position du  Qatar qui soutient que la  hausse brutale des prix « est  essentiellement due au jeu des spéculateurs. «Les fondamentaux sont bons en ce qui concerne l’offre. Les stocks sont à un niveau adéquat. L’OPEP ne peut rien faire en ce qui concerne la spéculation, mais il semble que cela soit la principale raison expliquant le niveau actuel des cours pétroliers», a déclaré le ministre qatari de l’Énergie, Mohammed Saleh al Sada.
Le baril «va atteindre les 150 dollars»
L’autre camp, mené par l’Iran, estime que cette hausse du brut « ne pose pas de problème » et qu’aucune décision de l’OPEP  n’était donc nécessaire. «À l’heure actuelle, la hausse des prix n’est pas déterminée par des critères de marché, mais par des questions politiques. Vous m’avez demandé si le prix allait encore augmenter: oui il augmentera.
Je pense qu’il va atteindre les 150 dollars», a déclaré là la presse, la semaine dernière,  le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.  L’Iran  est le deuxième producteur de l’OPEP et  préside cette organisation actuellement.  Cet avis est partagé par le Venezuela.
A noter qu’en février dernier,  le ministre iranien du Pétrole, Massoud Mir Kazemi, avait affirmé que «les membres de l’OPEP  n’ont pas besoin de prendre de décisions hâtives et unilatérales». Il faisait alors  référence à l’Arabie saoudite, premier producteur (8,4 millions de barils par jour). Ce pays  s’était dit prête à fournir un surplus de barils afin de combler la perte de production de la Libye. Début mars, le Koweït  avait indiqué  qu’une «possible» hausse de la production était en cours de discussion.
Et finalement,  l’Arabie saoudite a effectivement augmenté sa production à 9 millions de barils par jour en mars dernier. Le Koweït et les Émirats arabes unis ont suivi le mouvement.
 
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