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Protection de l?environnement : l?éducation, le maître mot
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Protection de l?environnement : l?éducation, le maître mot
<B>Mru2025 ou le premier site multimédia lié à l?environnement</B>
C?est une bande de copains, branchés d?audiovisuels et design, à fond dans la protection de l?environnement qui avaient ?uvré ensemble au sein de Nature Watch pour une cause bien précise : sauvegarder la vallée de Ferney. L?ONG mru2025 prend le relais pour «faire quelque chose dans la durée et en évitant autant que possible la polémique». Et pour cela, ils ont décidé de mettre en ligne le premier site web multimédia traitant de l?environnement. Jean-Noël Maurice, le président de Mru2025 explique que ce site web a pour vocation d?être une plate-forme pour les individus, les ONG, les grands groupes. Energie, biodiversité, gestion des terres, tout ce qui concerne l?environnement y trouvera sa place. Sous la forme d?articles, de photos ou de vidéos. Le site devrait, être en ligne à partir de mi 2009. Cet argent, environ Rs 1,5 million, reçu du GEF Small Grants Programme devrait aider à acheter le matériel pour démarrer et rouler le site pendant deux ans. «Les Mauriciens ont l?habitude de suivre des exemples. Nous espérons qu?en montrant quelqu?un qui est devenu eco-citoyen, nous pourrons encourager le plus grand nombre à en faire de même.»
<B> «Protéger les dauphins pour pérenniser une activité économique» </B>
Des années durant la Mauritius Marine Conservation Society (MMCS) a tenté de conscientiser les opérateurs et les habitants de la région Ouest quant à l?importance de respecter certaines règles lors du dolphin watching. «Ils avaient fait un bon travail mais on note depuis quelque temps un certain laisser-aller. Nous voulons remettre de l?ordre», explique Jean-Noël Mamet, de l?Association pour l?Environnement marin de l?Ouest (APEMO). Ces fonds reçus hier, environ Rs 1,5 million, leur permettront de continuer le monitoring du dolphin watching, d?assurer la formation des skippers et de la population en général quant aux règles à respecter lors de cette activité et également de s?assurer de la maintenance des points d?ancrages permanents. Cette association qui regroupe des habitants de l?Ouest, des pêcheurs et certains opérateurs, âgés entre 25 à 50 ans, tentera de faire comprendre aux opérateurs mais surtout à leurs employés quant au fait que les dauphins ne sont pas un «acquis», que s?«ils veulent garder leur gagne-pain, ils doivent les protéger».
<B>Reef Conservation : la protection de l?écologie marine commence dans la salle de classe</B>
Déjà deux ans que Reef Conservation a commencé son projet d?intégration de l?écologie marine dans le cursus scolaire. Les fonds reçus hier, environ Rs 1,5 million leur permettront d?aller de l?avant avec ce projet. Le projet pilote concernait 20 écoles. Martina Tirschel, project manager à Reef Conservation explique qu?à l?issue des deux prochaines années, des clubs et des coins d?environnement devront avoir été créés dans ces écoles. Mais cela n?est que le début, le but ultime étant que le ministère de l?Education intègre l?écologie marine dans le cursus scolaire des classes de Std V et CPE car «le meilleur moyen de faire changer les choses, c?est à travers les enfants».
<B>CAPE Environment : la protection de l?environnement commence dans votre jardin </B>
Elle voulait refaire son jardin mais Sonia Matthews trouvait que les tarifs des paysagistes étaient excessifs. Comme on n?est jamais aussi bien servi que par soi-même, elle a décidé de mettre la main à la pâte. Elle s?est dit que l?idéal serait que le maximum de gens en profite tout en apprenant davantage sur la biodiversité de Maurice et le changement climatique. Et pour cela, quoi de mieux que la télévision. Cinq des 13 épisodes ont déjà été diffusés sur la MBC TV. Les fonds reçus hier, environ Rs 1,5 million, leur permettront d?assurer l?aménagement des jardins dans le cadre des émissions. «Nous voulions donner l?envie aux Mauriciens de planter et d?embellir leurs jardins. Mais surtout, de le faire en réintroduisant des plantes endémiques», explique Sonia Matthews. Il est tout à fait possible, dit-elle, avec Rs 100 ou Rs 200 chaque mois, d?arriver au bout d?un an à avoir un «jardin magnifique».
<B>Forces Vives de Roche-Bois : construction d?un «craft market» </B>
Elles bricolent un peu tous les jours. Fabriquent des objets artisanaux à partir de matériaux naturels. Elles voudraient bien pouvoir en vivre. Faute d?un lieu adéquat pour vendre leurs produits, ces femmes de Roche-Bois n?ont pu le faire jusqu?à présent. C?est en passe de changer. Avec les fonds reçus du GEF Small Grants Programme, environ Rs 1,5 million et l?aide de sponsors, elles pourront bientôt vendre leurs produits à l?estuaire de Terre-Rouge où un craft market sera construit sous peu. Pour Joseph Jacquet, président des forces vives de Roche-Bois, cette entreprise permettra de «valoriser les habitants de Roche-Bois. Ces femmes, surtout les jeunes, sont enthousiastes de pouvoir gagner leur vie de la sorte». L?homme est persuadé que la vente de ces produits apportera un «plus» à l?estuaire.
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