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Projet Anahita : les pêcheurs se tournent vers la cour
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Projet Anahita : les pêcheurs se tournent vers la cour
Rien ne va plus à l?île-aux-Chats. Les travaux entrepris par CIEL Properties sur le site qui doit abriter un hôtel, à savoir, Four Seasons, dans le cadre du projet Anahita, sont interrompus depuis une semaine.
Les pêcheurs de Trou-d?Eau-Douce et des villages voisins manifestent contre les aménagements. Ils veulent porter l?affaire en cour et déposer une plainte à la police de Bel-Air pour «illegal land reclamation». Quelque 227 pêcheurs doivent normalement ce matin se rendre sur l?île-aux- Chats pour bloquer les travaux.
Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie et de la Pêche, a tenté de faire la médiation entre les deux parties. La rencontre organisée hier entre pêcheurs et promoteurs, au ministère de la Pêche, n?a pas permis de dégager un consensus. «On ne peut pas tolérer que le développement soit bloqué car toute la communauté doit sortir gagnante. Et il faut aussi envoyer les bons signaux aux investisseurs», insiste le ministre de l?Agro-industrie et de la Pêche. Mais son appel n?a pas été entendu.
Les travaux consistent, selon Nicholas Vaudin, de CIEL Properties, à consolider l?îlot. « Nous ne connaissons toujours pas les propositions concrètes des pêcheurs », déplore, de son côté, David Martial, responsable de communication de CIEL Properties.
Les promoteurs ont établi une liste de propositions pour créer, à court terme, de l?emploi et des infrastructures dans la région. Ils prévoient, à moyen terme, la création d?un jardin de corail, la mise en place d?un fonds de Rs 2 millions pour la pêche en lagon et hors-lagon, la création d?un centre de formation, l?introduction de bourses et la création de crèches, entre autres.
Un métier en perte de vitesse
Les pêcheurs manifestent contre les travaux de comblement et l?enlèvement d?une partie de la mangrove. Ils estiment que la vie marine et leurs activités de pêche en sont menacées. Le tout sur fond d?essoufflement de la pêche artisanale, un métier en perte de vitesse.
Aux promoteurs, le ministre de l?Agro-industrie et de la Pêche demande désormais de faire « un peu plus ». Arvin Boolell demande à CIEL Properties d?augmenter à Rs 3 millions la participation au fonds pour la pêche. Il souhaite que les travaux continuent, « sous le contrôle du Centre de recherches d?Albion ». Il se dit cependant satisfait de la façon dont les travaux évoluent, notamment avec la promesse du promoteur de réhabiliter la mangrove.
Mais hier, malgré toutes les promesses et la bonne volonté affichées, aucun compromis n?a été dégagé. Les visages étaient fermés après la réunion au ministère de la Pêche. Le projet de CIEL Properties subit un coup d?arrêt. Les pêcheurs, eux, continuent de naviguer en eaux troubles, incertains de la marche à suivre aussi bien que du sort qui leur est réservé.
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