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Privatisation de la poste : redéploiement pour certains

25 février 2004, 20:00

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Le couperet est tombé hier. Les 74 employés des ex-Postal Services ont jusqu?à samedi pour prendre une décision. Au-delà de cette date les choses pourraient se compliquer.

Une réunion à huis clos, pendant presque une heure, a eu lieu hier à cet effet avec notamment le ministre de la Technologie informatique et des télécommunications, Pradeep Jeeha, et le ministre du Service civil et des Réformes administratives, Ahmad Jeewah.

Pradeep Jeeha a été très clair : ?Ceux qui refusent d?être absorbés par la Mauritius Post Ltd (MPL), devront partir. Par contre dépendant des cas, certains employés pourront être redéployés dans le service civil.? En effet depuis le 1er mars 2003 où le service des postes est entré dans un processus de privatisation, le gouvernement a eu des négociations avec les syndicats et la nouvelle compagnie. Le but : leur donner le temps avant de prendre une décision.

Sur 1054 employés de la Poste, 936 ont décidé d?intégrer la compagnie, 74 ont refusé et 42 n?ont rien répondu. Soit ils ont décidé de quitter le service soit de trouver un autre emploi.

Jean Baptiste Gaetan, 45 ans employé depuis plus de 24 ans ne l?entend pas de cette oreille. Selon lui, la privatisation de la poste aura des effets négatifs sur les employés. Il a refusé d?intégrer la nouvelle compagnie car il considère qu?il perdra ses acquis sociaux dans la nouvelle structure. ?Il faut savoir qu?on travaille déjà dans des conditions difficiles : depuis plus d?une dizaine d?années, le nombre de postiers est resté le même alors que les maisons n?ont cessé d?augmenter. Et ce n?est pas les Rs 900 supplémentaires qui vont me motiver.?

Ram Charittur, le porte-parole du front commun syndical des postiers, est plus mitigé. ?La décision a déjà été prise par le gouvernement. Comme représentant des salariés, je ne veux pas que ces derniers se retrouvent à la rue. La majorité des gens ont signé cet accord et je crains qu?ils ne soient marginalisés.?

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