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Prisonniers des eaux
Les quelque 800 habitants de la route Ducray à Notre-Dame vivent un véritable calvaire pendant les grosses pluies. Les eaux pluviales provenant des montagnes inondent la route Ducray en passant dans les cours des habitants. Au bas de cette route, longue d?environ 1,5 kilomètre, se trouve un pont, qui est régulièrement submergé. Il est évidemment impraticable et les habitants de l?autre côté de la rivière sont coupés du centre du village. Les habitants croient que ce sont des caniveaux se trouvant dans les champs de cannes appartenant à l?établissement Nouvelle Industrie de Notre-Dame qui pourraient être à l?origine des inondations.
Cette situation dure depuis des années, selon Rijesh Ujoodha, conseiller et membre des forces vives du village
Quand les drains fonctionnaient convenablement, les eaux venant de la montagne allaient se jeter dans la rivière de Notre-Dame. Il n?y avait alors aucun inconvénient pour les habitants de cette route.
Un danger pour les enfants
Rijesh Ujoodha explique que les eaux apportent leur lot de détritus et de boue dans la cour des gens. Dans certaines cours, les eaux atteignent jusqu?à quatre à cinq pieds de haut.
Pavitree Chakowry, une vieille habitante de ce village, dit que sa cour est souvent inondée, mettant la vie des enfants en danger. Elle raconte que lors des dernières averses, elle s?est retrouvée en difficulté sur le pont de la route Ducray. ?Sans le parapet et l?aide d?une autre dame, je me serais noyée?, dit-elle. Elle souligne que depuis quelques années, la situation se détériore.
Un autre habitant affirme qu?il a dû transporter des écoliers dans son van pour qu?ils puissent rentrer chez eux, le pont étant sous les eaux.
Glissement de terrain
Rijesh Ujoodha estime qu?il y a le risque d?un glissement de terrain, comme à Chitrakoot. ?On ne devrait pas s?étonner si les fissures commencent à apparaître dans les maisons?, dit-il.
Plus loin, sur la route Royale, trois familles qui habitent tout près du pont de Notre-Dame, se plaignent aussi de la montée fréquente des eaux.
Rashida Ackbar, montre un monticule de terre se trouvant à côté de sa maison qui disparaît de jour en jour. ?Ces terres sont emportées par les eaux pluviales et je me demande ce qu?il en adviendra dans les prochaines années.? Elle fait ressortir que son époux a effectué plusieurs démarches auprès du conseil des districts du Nord. ?Des employés sont venus pour un constat mais rien n?a été fait jusqu?ici.?
Rijesh Ujoodha déplore, par ailleurs que des conseillers élus en décembre dernier sont à couteaux tirés, négligeant ainsi le travail auquel ils devraient plutôt s?atteler. ?Ce sont les habitants qui sont les perdants à cause des conflits entre les conseillers.?
Interrogé, un employé de Nouvelle Industrie de Notre-Dame laisse entendre que jamais aucun habitant ne les a mis au courant de ces drains bouchés. Il a toutefois donné la garantie que le nécessaire sera fait une fois les inspections effectuées. Les pluies de ces derniers jours n?ont pas arrangé les choses.
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