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Priorité à industrie, tourisme, agriculture et énergie
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Priorité à industrie, tourisme, agriculture et énergie
La Banque mondiale et le gouvernement identifient quatre secteurs économiques prioritaires. Ils sont l?industrie, le tourisme, l?agriculture et l?énergie. La zone franche manufacturière est considérée comme le noyau de la stratégie d?ajustement structurel, en raison de sa capacité de générer des devises étrangères et des emplois productifs. Elle dépend cependant d?une politique musclée de promotion commerciale à l?étranger et de notre capacité d?attirer des investisseurs étrangers en nombre adéquat. Faute de quoi, les Mauriciens doivent s?attendre à de graves problèmes de détérioration du déficit de la balance des paiements. Ils doivent s?attendre à ce que la situation économique demeure précaire jusqu?en 1985. Tout passage cyclonique ne peut que renforcer dangereusement cette vulnérabilité.
Le développement du secteur manufacturier exige le respect des conditions suivantes : - 1. Création de 5 000 emplois industriels annuellement, pendant la décennie 1980. 2. Assurer notre compétitivité internationale, en adoptant un taux de change flexible pour s?adapter, au jour le jour, aux fluctuations du marché mondial. 3. La révision régulière des incitations accordées aux investisseurs, priorité étant accordée à l?exportation. Les incitations offertes doivent récompenser l?exportation. La protection accordée aux producteurs pour le marché local, pouvant aller jusqu?à 80 % dans les pires des cas, doit cesser car elle équivaut à un protectionnisme inacceptable. 4. Remplacer le système des quotas par un relèvement des tarifs douaniers. 5. Simplifier les formulaires d?impôts sur les revenus et réduire le taux de taxation tant pour les particuliers que pour les compagnies. 6. Simplifier les lois du travail. Diminuer le nombre de congés publics. Atténuer les abus sur les congés de maladie. 7. Améliorer le fonctionnement des fonds de roulement et de capital pour la participation des entreprises. Création d?un Equity Loan Fund. Elimination du plafond des taux d?intérêt pour l?exportation.
La stratégie comprend une autorité pour surveiller le développement des exportations, un plan d?assurance pour couvrir les exportations, une unité pour suivre les fluctuations concernant le fret, la création d?un organisme pour encourager la création de petites entreprises.
Le développement agricole dépendra dans une grande mesure des conclusions de la commission d?enquête Avramovic/Manrakhan/Kadress Pillay (et puis Rama Sithanen) sur l?industrie sucrière. Elle conditionnera également la politique de diversification agricole. Le Sucre doit être revigoré. On prévoit que cette commission déposera un rapport intérimaire en juillet 1983 et son rapport final en décembre suivant. Des négociations devront commencer peu après avec la Banque mondiale afin de concrétiser les recommandations de ce rapport.
La Banque mondiale soumet au GM un mémorandum dans lequel il énumère d?autres décisions à prendre : 1. Réduire les subsides sur le riz et la farine ainsi que la consommation de ces deux denrées alimentaires de base. 2. Introduction de tarifs douaniers sur les importations de viande. 3. Utilisation rationnelle des terres de l?Etat, encore appelées terres de la couronne. Cela implique une meilleure spécification des superficies disponibles et une exploitation optimale à laquelle elles donnent lieu. 4. Le Marketing Board doit offrir des prix garantis à certains produits agricoles. 5. Redéploiement indispensable du personnel de la Tea Development Authority.
En ce qui concerne le tourisme, il convient d?élargir et de faciliter l?accès aérien, de mieux structurer la campagne promotionnelle et les investissements additionnels. Un séjour de 15 jours à Maurice pour deux Européens coûte 50 % plus cher qu?au Sri Lanka, 100 % plus cher qu?au Kenya. Sont également recommandés, le retrait d?Air Mauritius des lignes non rentables, l?élimination du quota de sièges réservés sur les avions des lignes étrangères, l?introduction de vols nolisés, un budget de la promotion touristique équivalent à 50% de la taxe hôtelière.
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