Publicité
Printemps des Poètes : la ville chantera enfin?
Par
Partager cet article
Printemps des Poètes : la ville chantera enfin?
Lieu de rencontres. D?émotions. Palpitante ville qui abrite un fourmillement de mouvements. Elle voit passer à chaque heure des hommes. Qui courent ! Pressés, stressés. D?autres rêveurs, effleurant presque le sol. Le Chant des Villes. C?est là le thème du Printemps de Poètes qui est prévu pour ce samedi 20 mai. Retour sur des écrits des poètes invités à ce récital et qui ont parlé (ou pas) du thème de l?urbanisation.
La ville n?a pas beaucoup inspiré. Elle s?est tassée en toile de fond. Mettant surtout l?accent sur les thèmes qui l?animent. Sentiments qu?elle évoque. Enfance qu?elle emprisonne. Le Chant des Villes s?avérera un événement intéressant.
La ville, lieu de fusion, de rencontres
Il a parlé de la ville d?avant et de la ville d?après dans les colonnes de l?express, le 13 mars 2006. Umar Timol, qui devrait déclamer un vers ce samedi, s?adresse à cette muse inquiétante. ?La ville d?avant perpétue, invente, sculpte les mélanges fantasques, innombrables, infinis?? Le poète revient à la charge, mettant à nu, cette ville d?avant qui ?dégénère en une panoplie de couleurs, couleurs qui distillent les succulences déroutantes?? La ville devient un lieu de fusion. Lieu de beautés éparses. Foisonnement de cultures.
Mais une ville d?avant devient tôt ou tard, une ville d?après. Suivant les flots d?une évolution parfois violente, parfois trop molle. Pour Umar Timol, ?La ville d?après est l?achèvement des emprises de la domination, quand l?asservissement fait office de liberté, quand on piétine les plus faibles parce qu?ils réclament leur part de rêve?? Que le poème est beau. De par son métissage, sa richesse de mots. De par les idées que nous offre ce poète.
Le Printemps des Poètes était initialement prévu pour le 4 mars. La force du temps a voulu que Maurice soit traversé d?une tempête. Huit poètes avaient promis d?être présents, dont Umar Timol qui nous avait promis de dire des aphorismes en duo avec Yussouf Kader. En fouillant dans les mémoires des archives, le voile se lève sur ces poètes qui sont restés fidèles au thème urbain.
Une ville possède pourtant une vie. Nichés dans son flanc, ce sont des milliers d?hommes qui la hantent. Des milliers d?hommes qui y vivent des moments heureux, passionnants, des fois lugubres. Le poète Michel Ducasse parlait en juillet dernier, des ?êtres voués au silence dans une ville éteinte.? Extrait de Soirs d?enfance. Un recueil qui revient sur les douleurs, la brutalité et la mort.
Dans le premier long poème de son recueil, ?les mots tus?, Michel Ducasse illustre la guerre. Les coups de griffes d?une absurdité. La guerre, signe infecte de la destruction. Enfance brisée.
Quand une ville s?éteint, elle n?a plus de sens. Et si le temps se cristallisait, les hommes gagneraient bien à mieux connaître leur ville. Maurice trempe dans une variété de villes. Certaines bidonvilles, d?autres urbaines.
Les poètes qui devraient venir nous ressourcer, se nomment : Jeanne Gerval Arouff, Jean-Claude Antou, Sedley Assonne, Alex Ng, Jocelyn Siou, Judex Viramalay entre autres. Judex Viramalay pourra enfin nous conter ses poèmes Bidonville et Urbanisation.
Le rendez-vous est fixé à samedi 20 mai dans le hall du centre commercial du Magic Lantern à Rose-Hill. L?heure : 14 heures.
Publicité
Publicité
Les plus récents