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?Prevocational? : espoirs déçus
C?EST le désenchantement. Les écoles pré-professionnelles (prevocational) censées remettre à niveau les recalés du Certificate of Primary Education (CPE), n?ont pas atteint leurs objectifs. Les capacités d?écriture et de lecture de la première promotion ne se sont guère améliorées après trois années d?encadrement.
C?est ce que révèle une étude réalisée par l?Inspectorat national. ?Literacy has been hardly improved?, concluent les inspecteurs. Un peu moins de la moitié des enfants ont le niveau d?anglais d?un enfant de Std III. Ce n?est pas mieux pour le français : la majorité est toujours au niveau de Std IV et seuls 17% auraient été capables de se présenter de nouveau à des examens du CPE. Le nombre de ceux ayant le niveau en maths est quasi inexistant, entre 2 et 3 %.
Un début d?explication pourrait se trouver du côté du personnel enseignant. Les lacunes seraient importantes autant sur le plan des connaissances pédagogiques des enseignants que sur celui de leur préparation à l?accompagnement de ce type d?élèves, victimes d?échec scolaire (voir encadré).
Enseignants pas formés >
Les inspecteurs attirent toutefois l?attention sur la différence d?encadrement entre les établissements privés et publics. Il a été meilleur dans les premiers. L?attitude des enseignants des collèges d?Etat face à leurs responsabilités est qualifiée de ?easy-going and unprofessional?. On se souviendra que la mise en application du projet a été beaucoup plus difficile dans les collèges d?Etat parce que les enseignants n?avaient pas été formés. Le rapport relève néanmoins quelques-uns de leurs atouts: 90% d?entre eux ?have good caracter and personality traits? et 86 % ont des aptitudes pour la communication et maîtrisent parfaitement les langues.
Il était prévu qu?à l?issue de trois années d?études au sein des établissements pré-professionnels, les élèves soient dirigés vers une école technique (IVTB). Cette étude avait pour objectif de confirmer la possibilité de ce transfert en évaluant leurs compétences. Elle a été réalisée de manière très scientifique, assure-t-on au ministère de l?Education.
Durant le mois de septembre, une centaine d?enfants de troisième année venant d?une quinzaine d?établissements, en régions rurales et urbaines, a été sondée. Ils ont été soumis à des tests d?écriture, de lecture, de calcul et de sciences.
Le PVD est un projet que le ministre tient personnellement à c?ur. Le fait d?avoir pu l?introduire dans le cadre de la réforme aura été, a-t-il dit dans le passé, sa ?plus grande satisfaction?. Invité à réagir aux conclusions de ce rapport, lors d?une conférence de presse hier après-midi, il s?est contenté de dire que toute ?évaluation est bonne à prendre?.
EXTRAITS
Professeurs : la faille
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24% des enseignants des écoles pré-professionnelles ne connaissaient toujours pas la philosophie ni les objectifs de ce projet éducatif.
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38% ne planifiaient pas leur travail ou ne pouvaient le faire.
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41% n?avaient pas les qualités pour enseigner.
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10% ne maîtrisaient pas le contenu des matières en particulier les langues et les sciences.
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63% ignoraient catégoriquement le support audiovisuel et continuaient à utiliser la méthode traditionnelle de ?chalk & talk?.
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47% étaient incapables de créer un environnement propice à l?apprentissage.
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65% ne pouvaient élaborer des ?good teaching strategies?.
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36% ne pouvaient faire un suivi adéquat du progrès de leurs élèves et plus de 50% d?entre eux n?accordaient pas d?importance au ?remedial work?.
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