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Presse et sectarisme

7 février 2004, 20:00

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Après avoir observé une certaine prudence par rapport à tout ce qui touche aux problèmes sectaires, la presse nationale ouvre peu à peu ses colonnes à des groupes de pression de tous bords. L?hebdomadaire « Cinq-Plus » a été le premier à parler ouvertement de certains sujets jusque-là tabous. Ce journal a justifié sa prise de position par la nécessité d?appeler un chat un chat et de permettre à l?opinion publique de découvrir le fonctionnement et l?influence de certains groupes. Il s?est ainsi mis à décortiquer les rapports de forces au sein des communautés. D?autres journaux, dont « Le Défi », lui ont alors emboîté le pas. Il y a de plus des journaux ouvertement sectaires dont les écrits pourraient tomber sous le coup de la loi, notamment celle concernant l?incitation à la haine raciale. Mais personne ne s?en offusque. L?arrivée des radios privées, en 2002, a bouleversé des habitudes, notamment à travers des émissions en direct. Des propos à connotations sectaires sont ainsi balancés sur les ondes. Cette liberté de parole a donné une dimension communaliste à plusieurs problèmes, notamment le conflit Eglise-Etat, le sort des éleveurs de porcs ou encore l?affaire MCB-NPF. En répercutant les propos de tels groupes, on consolide leur influence. Finlay Salesse, le président du Media Trust, voit les choses autrement. Il est d?avis que « le meilleur moyen de combattre certains lobbys sectaires, c?est de les exposer à la vindicte de l?opinion publique. Le lecteur prend alors conscience des dangers que de tels groupes représentent ». Mais une telle ligne de démarcation est on ne peut plus mince et elle appelle à une plus grande vigilance.

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