Publicité

Pradeep Joosery, «Deputy Director» de l?IVTB

24 octobre 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

● <B> Grâce au «job fair» d?hier, les étudiants en fin de cycle à l?IVTB sont entrés en contact avec des firmes susceptibles de les embaucher. Trouvent-ils vraiment de l?emploi après leurs études ? </B>

Nous faisons une enquête six mois après la fin des cours afin de savoir où en sont les étudiants. On arrive ainsi à savoir si les cours leur ont permis de trouver de l?emploi. Nos conclusions sont que 75 % des étudiants sont employés dans les six mois suivant la fin des cours. 17 % d?entre eux reprennent des cours, que ce soit dans une nouvelle filière ou dans le but d?approfondir leurs connaissances dans le domaine où ils sont déjà.

● <B> Qu?en est-il de la pertinence des cours offerts par l?IVTB ? Ces cours sont-ils indispensables afin de trouver de l?emploi ? </B>

Il va sans dire que certains de ces diplômes sont génériques. C?est-à-dire qu?ils ne servent qu?à dire que le jeune est diplômé. Je prends l?exemple d?un jeune ayant étudié l?électronique mais qui finit par être policier. Dans ce cas précis, ses études n?ont rien à voir avec son emploi. Toutefois, le simple fait qu?il a fait des études le rend éligible à un poste dans la police.

● <B> Ces cours sont-ils en phase avec le progrès en matière de technologies et d?autres avancées ? </B>

Les cours de l?IVTB sont revus tous les trois ans. Le but est d?offrir la meilleure éducation possible à nos étudiants en restant en phase avec les progrès dans chaque domaine proposé. Toutefois, si un secteur connaît de grandes avancées, il va sans dire que le contenu des cours peut être revu dans un délai moindre.

● <B> Quels sont les cours qui sont recherchés, mais que vous n?offrez pas ? </B>

L?esthétique est un secteur en demande que nous ne satisfaisons pas encore. Toutefois, nous projetons d?offrir bientôt cette opportunité à nos étudiants. De même, une vingtaine de nouveaux créneaux ont été identifiés cette année afin d?augmenter le nombre de cours que nous offrons, en respectant les demandes des employeurs et des étudiants. Il y a actuellement 43 cours, mais ce chiffre passera bientôt à 65.

● <B>Quels sont les nouveaux cours qui seront proposés ? </B>

Déjà dans le secteur de l?hôtellerie nous avons identifié plusieurs métiers. Par exemple, nous comptons, avec l?aide des hôtels, offrir bientôt des cours en spa. Une formation spécialisée dans la mécanique pour les équipements de jardinage est également une des filières identifiées. Nous comptons aussi former des paysagistes à l?avenir. Ce métier sera en demande, surtout dans le cadre des villas Integrated Resorts Scheme.

● <B> Qu?en est-il des étudiants ? S?agit-il seulement d?employés que des entreprises veulent former ? </B>

Nous n?avons aucun problème à trouver des étudiants. Non seulement les entreprises cherchent à former leurs employés, mais les jeunes à la recherche d?emploi viennent également vers nous afin d?acquérir une formation dans le domaine qui les intéresse. Ils deviennent alors plus compétitifs et sont réellement prêts à travailler.

● <B> Y a-t-il des cours pour lesquels la demande est trop grande ? </B>

Oui. Par exemple dans le domaine de l?hôtellerie ou encore la mécanique automobile et la réfrigération. Ce sont des secteurs pour lesquels nous recevons trop de demandes. L?acquisition récente des locaux de la BAT dans la région de Port-Louis a servi à agrandir notre espace de formation. Déjà, trois cours liés à l?hôtellerie ont débuté là-bas. Une dizaine de nouveaux cours commenceront en janvier. Ces cours ne seront pas axés que sur l?hôtellerie, mais aussi sur l?ingénierie.

<I>Propos recueillis par</I> <B>Vincent POTAGE</B>

Publicité