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Poursuivis pour agression, ils sont acquittés par manque de preuves

16 avril 2008, 20:00

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Un témoin de l?agression qui aurait un lien de parenté avec la victime. Des preuves qui font défaut. Ou encore la police qui a mal mené son enquête. Ces éléments auraient suffi pour acquitter quatre membres d?une famille accusés d?agression.

Selon le jugement de la magistrate Princilla Vanishee Veerabudren, la police n?a pas vérifié la version des accusés. De ce fait, la poursuite n?avait aucun recours pour réfuter les arguments de la défense. Malgré une déposition convaincante, le témoin de l?agression pourrait être facilement qualifié de témoin de complaisance, fait ressortir la magistrate.

Les faits remontent au 29 avril 2001, à Vallée-Pitot. Selon la victime, vers 19 heures ce jour-là, deux hommes l?auraient agressée physiquement alors qu?elle était assise sur un pont de sa région. Elle affirme que deux des accusés l?auraient tabassée avec un bâton et un casque de motocyclette. La victime explique que ses agresseurs la soupçonnaient d?avoir commis un vol à leur domicile.

Après cette agression qui aurait duré une dizaine de minutes, la victime explique qu?elle a perdu connaissance et a été admise pour des soins à l?hôpital du Nord. Elle y passera quatre mois, en convalescence.

C?est un proche qui est le seul témoin de la scène. Selon ses dires, il se trouvait à proximité lorsqu?il a entendu du bruit. S?approchant pour mieux voir ce qui se passait, il aurait vu la victime se faisant agresser par trois personnes.

Selon lui, les trois assaillants étaient munis d?un bâton. Ils auraient également frappé la victime à coups de pied. Seul hic : des trois assaillants qu?il allègue avoir vus, un seul correspond à ceux identifiés par la victime.

Alibi non vérifié

Deux des accusés ont déposé en cour. Le premier a expliqué à la cour qu?un vol a eu lieu chez lui et qu?il soupçonnait la victime d?être l?auteur de ce larcin. Mais il affirme qu?au moment de l?agression, il ne se trouvait pas à Vallée-Pitot.

Le deuxième accusé affirme pour sa part avoir vu la victime être agressée, mais n?aurait pu intervenir car le témoin l?aurait agressé. La cour relèvera que son alibi, comme celui du deuxième accusé, n?a, à aucun moment, été vérifié par les enquêteurs.

Alors que déjà, une affaire en cour oppose le témoin et un des accusés?.

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