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Pour sauver l?école?

14 avril 2005, 00:00

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Ramesh Bondy, directeur de la Southern Handicapped Association, assis devant son bureau, à côté de Soojanee Sok Appadu, son assistante, dresse le bilan financier de ce centre qui abrite plus 65 élèves. Ce sont des garçons et des filles, handicapés physiquement, et mentalement, des trisomiques, des non-voyants, des malvoyants, de tout âge, venant de familles démunies.

?La situation financière est difficile. Nous serons contraints de fermer l?école si nous n?arrivons pas à trouver les finances nécessaires pour poursuivre nos activités.? C?est le premier constat deux semaines après le renvoi des élèves qui venaient de Nouvelle-France, de Rose-Belle, d?Union-Park, de La Rosa, de New-Grove et de Nouvelle-France. ?Nous sommes tristes, car malgré toute notre volonté, nous ne pouvions plus puiser de l?argent dans nos fonds pour payer leur transport.? Financée par la Fondation Espoir et Développement (FED), Bioculture (Mauritius Ltd) et le ministère de la Sécurité sociale à hauteur de Rs124000 annuellement, par le Training and employment board, et United Way pour les salaires de quatre animateurs, par le Trust fund for the integration of vulnerable groups et la School for the deaf, entre autres, le budget de fonctionnement de la SHA tourne autour de Rs 719 000, soit des débours de Rs 65 000 mensuellement.

Outre le manque de ressources financières, le vol dont a été victime cet établissement scolaire en juin 2002 est l?autre obstacle qui, aujourd?hui encore, empêche la direction de fonctionner à plein régime. Les malfaiteurs ont emporté un ordinateur, un téléviseur, une cuisinière, une radio, un réfrigérateur, des sofas, un four micro-ondes et du matériel scolaire. La valeur totale des pertes est estimée à Rs 111 000.

Formation

?Nous sommes anéantis. Nous sommes toujours privés de certains moyens utilisés pour la bonne marche de l?école. A ce jour, la police n?a effectué aucune arrestation?, constate le directeur de la SHA.

Valeur du jour, ce centre offre tout un éventail de possibilités de formation allant de la vannerie, la broderie, la menuiserie aux cours de langage mauricien pour malentendants dans une école spécialisée.

Nous sommes en 1985 : une équipe de jeunes volontaires dans la région de Surinam, engagés dans le social, sont sensibles au sort des personnes handicapées dans les villages. Ils s?organisent pour les regrouper grâce à des sorties, des activités sportives et culturelles.

Quelques années plus tard, en 1992, ils veulent pousser plus loin leur action. Ils mènent une étude à Souillac, à Chemin-Grenier, à Chamouny, à St-Aubin, à Bel-Ombre et dans d?autres villages avoisinants pour identifier le nombre de personnes handicapées qui restent à la maison sans rien faire. Conclusion: il n?existe aucun service approprié et aucun endroit pour des enfants handicapés. D?où l?idée d?ouvrir une garderie à Surinam avec cinq enfants seulement, faute de fonds.

Avec le nombre d?enfants venant de Camp-Diable,de Baie-du-Cap, de Bel-Ombre et de la zone côtière, les animateurs n?ont pas le choix: il faut chercher ailleurs pour trouver un local. Ils parviennent, en collaboration avec la School for the deaf de Beau-Bassin, à ouvrir un centre spécialisé pour ces cinq enfants sourds-muets.

En 1992, l?Etat met un terrain à leur disposition à Riambel pour la construction de ce centre, qui abrite un bureau, trois salles de classe et une salle d?attente.

Pour recueillir des fonds, les animateurs du centre organisent une fois par an, une collecte publique. Selon le directeur, l?engagement pris par le gouvernement dans le budget 2005-2006 auprès des parents des enfants handicapés et aux Dedicated non-governmental organisations, d?augmenter la somme de Rs4 à 17 millions, soit quatre fois plus, pourrait aider à relancer les activités de l?école.

?C?est le seul espoir qui nous reste pour pouvoir envisager l?avenir avec sérénité. Sinon, c?est la fermeture définitive?, dit le directeur.

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