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Pour Mahmoud Ahmadinejad Israël va disparaître

14 mai 2006, 00:00

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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s?en est une nouvelle fois pris le 11 mai à Israël, qu?il a qualifié de « régime basé sur le diable » et « voué à disparaître un jour ».

Il s?exprimait devant une foule d?étudiants dont certains brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « L?Iran dans nos c?urs » ou encore « Nucléaire pour la paix ».

Le président iranien avait déjà suscité l?indignation de la communauté internationale en réaffirmant en décembre dernier que l?Holocauste était un « mythe » utilisé par les Européens pour créer un État juif au c?ur du monde islamique. Il avait auparavant déclaré qu?Israël devait être rayé de la carte.

Le président prêt au dialogue

Le président iranien s?est déclaré, par ailleurs, prêt au dialogue sur le programme nucléaire de son pays tout en réaffirmant ne pas craindre d?éventuelles sanctions des Nations unies en cas de refus de suspendre son programme d?enrichissement.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision indonésienne Metro TV, le président iranien, en visite officielle en Indonésie, a toutefois souligné que d?éventuelles menaces rendraient ces négociations difficiles. « Il n?y a pas de limites à notre dialogue, a-t-il déclaré.

Mais si quelqu?un pointe une arme sur vous et vous dit que vous devez parler, le ferez-vous ? ».

Mahmoud Ahmadinejad a souligné que l?Iran était prêt à négocier avec tous les pays, sauf Israël. Il a ajouté qu?un éventuel isolement de Téhéran sur la scène internationale serait plus préjudiciable à l?Occident. Selon lui, cela ne servirait qu?à « motiver » les scientifiques iraniens.

Le président iranien a également dénoncé la politique « deux poids deux mesures » menée, selon lui, par les puissances occidentales qui menacent Téhéran de sanctions alors qu?elles disposent elles-mêmes d?importantes quantités d?armes nucléaires.

« Nous ne devons pas dépendre des autres », a déclaré Mahmoud Ahmadi-nejad, rejetant du même coup la menace de sanctions avancée par la communauté internationale.

© Le Nouvel Observateur

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