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Possible aide française pour réformer la police

17 novembre 2006, 00:00

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?Moderniser et réformer la police, c?est une de mes priorités?, a déclaré le Premier ministre de Paris à l?express, mercredi. Navin Ramgoolam a eu des discussions à ce sujet avec Philippe Douste-Blazy, ministre français des Affaires étrangères, dans l?optique d?une aide technique que pourrait apporter la France au pays. Une discussion qui a précédé son départ pour Bruxelles, mercredi, dans le cadre des European Development Days.

Cette démarche de Navin Ramgoolam fait suite à la lecture d?un rapport sur la police mauricienne rédigé par Jean-Pierre Zanoto et Samuel Laine, respectivement inspecteur des services judiciaires et chef de bureau de l?entraide pénale internationale à la direction des affaires criminelles en France. Leurs conclusions ne sont, en effet, pas très reluisantes.

Il semblerait que l?aide française ait été requise pour divers secteurs. L?on apprend notamment que le concept de juge d?instruction pourrait être introduit dans un avenir pas trop lointain. La direction d?enquêtes indépendantes serait aussi envisagée.

La création du poste de juge d?instruction permettra, selon le rapport des deux experts français, de mieux encadrer la force policière pendant les enquêtes tout en respectant les droits constitutionnels des personnes concernées. Le document précise d?ailleurs que mal formés et peu expérimentés, les policiers pourraient être tentés d?utiliser des méthodes violentes et parfois intimidantes pour obtenir des aveux lorsqu?ils n?ont aucune inspection exerçant un contrôle sur eux.

Le recours des enquêteurs à une ?police scientifique peu fiable? est également évoqué. Nous apprenons, en effet, des milieux proches des enquêteurs, que les tests ADN effectués ces derniers temps à Maurice ont été dans la plupart des cas négatifs. ?Cela a fait planer des doutes sur certains tests d?autant plus qu?il y a eu des cas où des accusés ont été arrêtés et ont même, lors de la reconstitution des faits, avoué, en présence de leur homme de loi, avoir agressé leurs victimes.?

Le bureau du Premier ministre, qui a été informé de ces dossiers, pourrait également faire appel à l?expertise étrangère pour diriger, pendant un certain temps, le Forensic Science Laboratory tout en formant le personnel mauricien.

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