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Port et rapport

7 juillet 2007, 00:00

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<B>Par Nazim ESOOF</B>

Lorsque le port est paralysé, c?est toute l?île Maurice qui souffre de convulsion. Après des mois, voire des années, de tergiversation, une nouvelle dynamique semble s?installer. Conscient des enjeux, l?ancien gouvernement semblait ne pas avoir le courage de ses convictions. Il surfait sur la bonne vague mais se heurtait aux houles de la résistance. Notamment de tous ceux qui craignent que la privatisation ne cause une perte d?emplois dans le secteur.

L?enjeu désormais n?est plus la seule question de la privatisation. Le port mauricien présente des atouts. Surtout des perspectives réelles de développement. Cependant, un statu quo sectoriel ne sert aucunement les ambitions d?un pays. A ce titre, en attendant une expansion structurelle et infrastructurelle du port que devrait engendrer la mise en place de nouveaux portiques en novembre, il fallait prendre des initiatives pour ne pas accumuler du retard. Il ne sert à rien de s?extasier sur des rapports même s?ils nous sont favorables.

Les observations du cabinet d?experts «International development partners» sont évidemment réjouissantes mais elles risquent de provoquer ce réflexe de satisfaction de soi dont souffre souvent Maurice. Il faudrait davantage y voir tout ce qu?il nous reste à faire. A cet effet, l?épineuse question de la professionalisation du port mérite d?être traitée le plus rapidement possible. C?est l?enjeu principal.

Dès le moment où on commence à bouger dans ce monde, il faut s?attendre à ce que les concurrents mettent également la machine en branle. Aujourd?hui, la mise en place du «Fixed berthing window» garantit à la compagnie maritime Maersk une plus grande efficacité dans le respect des délais. Néanmoins, ce n?est qu?une réponse partielle à un problème de fond. L?ambition de «hub» de transbordement ne sera une réalité que lorsque l?ensemble des services atteindra un niveau de productivité plus significative.

Si, actuellement, un certain nombre d?éléments prête à satisfaction, il demeure qu?il faut toujours surmonter le dédale de la congestion, qu?une grue endommagée n?a pas toujours été réparée, que deux autres prévues pour juillet ne sont toujours pas arrivées à Maurice, que la question de deux partenaires stratégiques n?a pas encore été réglée? Sur ce dernier point, il reste à savoir si cette option sera réellement fonctionnelle. Pour un petit port comme Maurice avec un volume captif déterminé, il faut davantage tenir en compte le fait que le transbordement est encore plus volatile.

Les améliorations sont ponctuelles. La réforme, elle, repose sur un plan stratégique porté par une vision globale. C?est à ce niveau que Maurice fera la différence. On prend de bonnes initiatives. Le reste est question de volonté voire d?intransigeance.

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