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Polémique autour du licenciement de deux employés

30 mars 2006, 00:00

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Deux frères, employés dans la même entreprise, JLR Engineering Ltd, sont actuellement dans la même situation : ils ont tous deux été licenciés dans des conditions qu?ils jugent ?abusives?. Ils ont déposé une plainte au ministère du Travail et des Relations industrielles.

Dans leur version des faits, les deux travailleurs manuels allèguent qu?ils ont été amenés à signer une lettre dont ils ne sont pas au courant du contenu. Il s?avère que celle-ci était un lettre de démission. ?Mon employeur m?a fait signer une lettre en anglais. Je ne ne sais pas lire l?anglais?, dit Jean Lyndsay Torah, un des ouvriers licenciés. Il comptait quatre années de service au sein de cette entreprise spécialisée dans la fabrication de clôtures métalliques.

Il réclame le paiement des indemnités de licenciement équivalant à trois mois de préavis et quinze jours par année de service. ?J?ai beaucoup de dettes à rembourser. Comment je vais faire maintenant pour soigner mes deux enfants?, dit-il. Son frère dit être dans la même situation.

Interrogé, Jean-Leonard Roussety, directeur de JLR Engineering, a déclaré que les deux employés licenciés tentent actuellement de le discréditer. ?Les deux employés concernés sont partis de leur propre gré. Ils ont refusé d?aller travailler sur un site de travail. Ils ont dit qu?ils voulaient quitter le travail car ils n?étaient pas satisfaits de leur salaire. Je leur ai alors dit que si c?était comme ça, ils devaient signer leurs lettres de démission. Ils ont même apposé leur empreinte digitale sur la lettre de démission?, déclare Jean-Leonard Roussety. Une copie de la lettre de démission a été envoyée au ministère.

Le directeur affirme qu?il a agi dans la légalité. ?C?est eux qui ont demandé à partir. Je pense que c?est au ministère du Travail de voir s?il y a lieu de les compenser?, déclare le directeur de cette entreprise de Vallée-des-Prêtres qui emploie environ 70 personnes. Il affirme aussi qu?il reçoit actuellement des menaces physiques et qu?il n?hésiterait à consigné une déposition à la police.

Selon un inspecteur du ministère du Travail un employeur n?est pas obligé de payer des indemnités de licenciement si un employé signe une lettre de démission. Il affirme aussi qu?un employé ne peut pas venir dire qu?il a signé une lettre de démission par ignorance. Si un employé est contraint de signer sa lettre de démission en raison de pressions exercées par son employeur, la cour industrielle peut être appelée à trancher dans l?affaire, affirme l?inspecteur de travail.

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