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The police inquiry is ongoing?

2 août 2006, 20:00

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A man was sentenced to three years imprisonment by the Intermediate Court following allegations that he had sexual intercourse with a minor. He appealed against that decision and the Supreme Court quashed the sentence and found for the convicted man. A minor happening, you are probably thinking, appeals are made on a daily basis and rulings are often quashed.

If only it were that simple!

No, let me tell you what actually happened. A girl made allegations against a man she had slept with, claiming she has not yet reached 16 when she had her affair with her then lover. A police inquiry was somehow led and completed and did not find any fault with her allegations. The case was subsequently lodged and the man prosecuted.

Now, on appeal, counsel for the defence showed the Court that the prosecution was wrong on a technical - and very important - point. The girl was actually over 16 when the sexual encounter occurred.

But let us get beyond the technical; I am baffled by the way police inquiries are led in this country. Can someone please explain how in heaven?s name the police could lead an inquiry without checking basic facts as dates? Especially in a case involving sexual intercourse with a minor, where dates are crucial? And, besides, aren?t cases that are sent to the Director of Public Prosecutions supposed to be foolproof?

Need I say more? Oh please let me. In case you?ve missed it in the news, let me recount another incident that is symbolical the way our police sometimes function here.

A few months ago, a camera was produced as evidence in a Court of law in the Vanessa Lagesse case. The camera was found at the deceased?s house and was taken for forensic examination. Now, in Court, the magistrate opened the camera and to his surprise, saw a used film in there. When he asked the police officer what was contained in the film, the proud representative of the Mauritius Police Force was at a loss for words. He did not know. He did not know because he was not aware that there was a film in that camera. The police had seized the camera, FIVE YEARS AGO, for forensic evidence but had somehow forgotten to open the camera. I think we can safely assume then that the camera was not sent to the lab.

And we wonder why we are always told whenever we ask, that the ?police inquiry is ongoing?? Oh, and do you know how many police inquiries are ongoing? I don?t know the exact figures either but I could name a few. I don?t even want to think about the wrongful convictions, if any, of people who can?t afford a decent legal representative?

See, we know, the government knows, the opposition knows that there is a fundamental flaw in the way our police function. But what are we going to do about it besides repeating the obvious time and time again? Will somebody at Government House - I am thinking of the Prime minister - please tell us how they propose to deal with the police force?s inadequacy in solving crimes, let alone in inquiring into straightforward matters?

And can people please stop replying, ?the police inquiry is ongoing? when questions are asked? Because we are certainly not fooled.

Deepa BHOOKHUN

Socio quoi ?

Pour s?être si longtemps rendus complices de certains comploteurs des associations socioculturelles qui agissent sous le couvert de la religion, les politiques ont fini par travestir le rapport qui les lie aux lobbies pharisiens. Dans un pays où l?Etat n?a pratiqué aucune retenue et ne s?est imposé aucune exigence éthique à l?égard des religions, la décision de résilier le bail accordé à la Hindu House peut aujourd?hui être vécue comme un autre de ces psychodrames dont nous raffolons.

C?est donc un bail d?une superficie de 66 611 mètres carrés de terres de l?Etat à Grand-Bassin, destinées à accueillir un ?spiritual/religious retreat? qui a été annulé par le gouvernement. Un bail octroyé par le gouvernement sortant et accompagné d?un don de Rs 1 million. C?est évidemment l?opposition, surtout les élus du MSM, qui a soulevé la question au Parlement. Le gouvernement de l?Alliance sociale justifie sa décision en évoquant le fait que la Hindu House n?a pas respecté les termes de l?accord signé avec le précédent pouvoir. Pour le MSM, il s?agirait d?un cas de victimisation de cette association. Les élus du parti du soleil laissent, à cet effet, entendre qu?il y a de nombreux groupes socio-religieux qui ont reçu des terres de l?Etat en bail et qui n?ont pas exécuté leurs projets durant les dix dernières années.

C?est une vaine bisbille politicienne. Que le gouvernement ait pris pour cible la Hindu House ou que le MSM ait décidé de récupérer politiquement cette affaire, cela relève de basses manigances et des intérêts électoralistes dont les uns et les autres cherchent à se garantir. Le débat, il est ailleurs. Il défile sur le long de ce tapis séculier qu?on veut éloigner le plus possible des principes laïcs et républicains.

En fait, les politiques s?accomodent de ces pseudo-associations socioculturelles qui n?ont, pour un certain nombre, de culturelle que cette propension à rechercher des droits d?exploitation du message spirituel. La seule représentation qui les intéresse en vérité, c?est la possibilité de devenir des interlocuteurs du personnel politique. En contrepartie, elles assurent une certaine infantilisation et dogmatisation des électeurs. Leur cléricalisme sert d?évidence un objectif précis. Soit un endoctrinement primaire où le destinataire des invocations est moins le ciel que le pouvoir politique avec des garanties de soutien électoral comme ex-voto.

C?est ainsi que dans ce pays se sont développés des intégrismes mous. Une version édulcorée de ce mal qu?est le fondamentalisme dont souffrent d?autres démocraties. Est-ce excessif de décliner les choses sous cette lumière ? Il faut croire que non, puisque c?est lorsque la classe politique traditionnelle ne parvient plus à comprendre les aspirations de sa société que des partis et des groupes extrémistes deviennent le réceptable des frustrations populaires. On pourra arguer que nous n?en sommes pas encore là. Mais il ne faut pas sous-estimer la stratégie de la pieuvre. Il est, en ce sens, bon de rappeler les bonnes paroles de Montherlant : ?La religion est la maladie honteuse de l?humanité. La politique en est le cancer.?

Revenons vers des valeurs sûres et évitons le piège communal. La laïcité est une exigence citoyenne. Certes, ses limites ont été démontrées. Elle ne peut prendre en compte toutes les expériences de vie publique de l?individu. Cela dit, c?est le meilleur rempart pour éviter la chausse-trappe que des politiques et des groupes socio-religieux sont tentés de dresser à l?occasion? que ce soit à travers des ?spiritual/religious retreats? ou autre chose.

Nazim ESOOF

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