Publicité

Poings communs

25 mars 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L?un ne quitte plus l?autre depuis leur arrivée à Melbourne. Ce n?est pas un hasard s?ils sont les meilleurs potes de la sélection de boxe. Pour cause, ils sont tous deux issus de l?école de boxe de Rose-Hill et sont beaux-frères par-dessus le marché. Depuis les 16es de finale de ces Jeux du Commonwealth, Bruno Julie et Giovanni Frontin ont emprunté le même parcours.

Ils font cause commune et on ne se plaindra pas si les deux nous ramènent l?or cet après-midi. Mais déjà les deux boxeurs sont entrés dans l?histoire. L?argent c?est déjà pas mal dans une compétition qui a enregistré la participation de 246 boxeurs, dont 24 dans la catégorie de Bruno Julie et 22 dans celle de Giovanni Frontin.

Cette présence en finale est également une revanche sur le sort. Les deux, ils font décidément tout ensemble, avaient été suspendus par l?Association mauricienne de boxe amateur à la veille des Jeux olympiques d?Athènes pour avoir refusé de participer à un tournoi qualificatif au Maroc.

L?on ne reviendra pas sur les circonstances de cette non-participation et de la suspension, mais le fait est qu?ils ont connu une mise à l?écart d?une année (Frontin) et de 18 mois (Julie).

Lorsqu?ils eurent purgé leurs peines, ils ont été réhabilités et c?est tout naturellement qu?ils sont retournés en sélection. Le contraire nous aurait étonnés, car ce sont deux talents sur lesquels on ne crache pas. Bruno Julie et Giovanni Frontin restent, malgré tout, les meilleurs boxeurs de la présente génération.

C?est déjà un exploit qu?après une si longue période sans compétition, ils se retrouvent en finale d?un tournoi d?un niveau aussi élevé que les Jeux du Commonwealth.

C?est en duo également que ces meilleurs amis du monde s?attaquent à un défi immense aujourd?hui au Melbourne Exhibition Centre : celui d?émuler Richard Sunee, autre boxeur, qui avait remporté l?or en 1998. Tant mieux pour nous s?ils s?y mettent à deux, car cela fait deux fois plus de chances de réussir.

Ce serait malhonnête de ne pas reconnaître ici la contribution de leur employeur, Philippe Hao Thyn Voon, vice-président du Comité national olympique mauricien et directeur de la firme PADCO Ltd, dans leur accomplissement lors de ces Jeux.

En effet, il a promis un mois de boni à chacun des boxeurs pour chaque tour passé lors de ces Jeux et une récompense supplémentaire pour une médaille, selon la couleur.

Ce genre de motivation peut vous faire soulever des montagnes. Il reste un dernier obstacle à franchir pour Julie et Frontin aujourd?hui.

Ils ont demandé à tous les Mauriciens d?être avec eux en pensée, de se tenir la main et de prier pour eux. Nul doute que ce sera le cas.

Publicité