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Plus d?un tour dans leur sac?

23 novembre 2006, 00:00

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Ramesh Bondy, le directeur de la Southern Handicapped Association que fréquentent environ une trentaine d?enfants handicapés physiques et mentaux, âgés de 4 à 33 ans, vient d?ouvrir une boutique artisanale dans l?enceinte de cette institution à Riambel. Objectif : mettre à profit l?expérience acquise par les élèves spécialisés dans l?artisanat pour fabriquer de petits sacs de jute pour la Mauritius Duty Free Shop qui seront utilisés comme emballages pour la vente de certains produits et d?autres objets artisanaux. ?Nous avons une commande de 400 à 500 sacs. Avec la structure mise en place pour travailler à la chaîne, nous sommes déterminés à honorer notre engagement?, dit Ramesh Bondy.

Pour donner un grand coup de pouce à la productivité et améliorer la qualité des produits, l?administration de SHA compte solliciter la Small Enterprise and Handicraft Development Authority pour faire l?acquisition d?équipements appropriés et utiliser une technologie plus avancée pour exploiter la main d??uvre et les ressources humaines disponibles.

?Cette la première école spécialisée dans le Sud qui offre la possibilité aux personnes handicapées d?intégrer la société en occupant un emploi. D?où notre effort pour ne pas perdre cette chance?, explique Ramesh Bondy.

Roshansing et Altee Ramdhoree observent de loin chaque geste de Rahoo, leur fils âgé de neuf ans dans la cour. Sourd- muet, le petit Rahoo fréquente cette école spécialisée depuis deux ans.

Ses parents l?ont fait admettre pour qu?il puisse s?épanouir dans un nouvel environnement. Les Ramdhoree habitent le village de Nouvelle-France. Ils font le trajet Nouvelle France-Riambel chaque matin par autobus pour que Rahoo puisse bénéficier des facilités accordées aux enfants dans cette région. ?Nous n?avons pas le choix. Nous sommes déterminés à tout faire pour soutenir notre fils dans son combat quotidien. Je peux vous dire qu?il a beaucoup changé depuis qu?il fréquente cette école?, dit la mère.

Parents reconnaissants

Mais comme le ministère de la Sécurité sociale rembourse les frais de transport encourus par les enfants, cette famille n?a heureusement pas à trouver l?argent pour le transport quotidien.

Vimala Vardapen, habitante de Surinam, est venue passer la journée avec son fils Vimalen. Cet adolescent de 14 ans, mentalement déficient, ne pouvait pas s?épanouir lorsqu?il était dans une école primaire à Surinam.

?Il ne se retrouvait pas parmi les élèves qui étaient en surnombre dans sa classe. Avec le recul je constate que mon fils a fait d?énormes progrès. Il arrive à se débrouiller tout seul?, reconnaît la mère.

Fondée en 1985 par la Foundation of the Association of Surinam, la SHA a bénéficié de l?aide financière de plusieurs organisations non-gouvernementales de même que de l?ambassade américaine, de La Fondation Espoir et Développement, de Bioculture Mauritius, du Rotary Club de Mahébourg, de United Way et du ministère et de la Sécurité sociale, entre autres.

Plus tard, cet établissement spécialisé a diversifié ses activités dans l?artisanat telles que la vannerie, la peinture, la broderie et la formation.

Comme projet, la direction de la SHA envisage de construire un bâtiment pour abriter son magasin pour des produits artisanaux.

Et avec la période des fêtes qui approche, la direction rappelle aux parents que l?admission se fera au tout début de l?année. Ceux qui sont intéressés peuvent appeler le 625-4055.

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