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Places réservées : une formule qui se veut plus juste
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Places réservées : une formule qui se veut plus juste
On peut presque parler de formule magique tant la quête a été longue. La Task Force sur l?éducation du Bureau de l?éducation catholique (BEC) a finalisé hier le mode d?attribution pour ses 750 sièges réservés en Form I. C?était lors d?une réunion au siège du BEC, à Rose-Hill.
Il a fallu près de trois mois pour parvenir au consensus quant aux modalités. Celles-ci seront rendues publiques le 1er septembre. Le moins que l?on puisse dire c?est que la procédure, divisée en plusieurs grandes étapes, vise à satisfaire toutes les composantes du monde éducatif. Vu la levée de boucliers qu?a rencontrée, de toutes parts, le BEC ces derniers mois, devant les différentes options présentées dans le passé (dont le tirage au sort), il a préféré trouver une formule, quoique complexe, pour mettre tout le monde d?accord. Probablement la façon la plus intelligente de procéder.
Le premier niveau de sélection concerne les résultats obtenus par les écoliers au niveau du CPE. Pour la rentrée 2005, les collèges catholiques accorderont leurs places réservées à des étudiants ayant un aggregate se situant dans la fourchette de 15 à 20 unités. Ces places seront allouées en nombre égal aux élèves répartis en trois groupes : 15-16, 17-18 et 19-20 unités.
Tout ceci a été présenté par le directeur du BEC, Hervé de St Pern, le 1er juin dernier. Toutefois, au grand dam des collèges catholiques, toutes ces procédures ne suffisent pas à départager les 6 000 candidats qui se présentent annuellement dans l?espoir d?occuper une des 750 places dont dispose le BEC en Form I.
Ce qui ne change également pas, c?est qu?une partie des places réservées ira automatiquement aux enfants du personnel qui ont eux aussi obtenu entre 15 et 20 unités aux examens du CPE, tandis que d?autres iront à des hardship cases. Ces deux critères sont appliqués depuis des années et personne ne les a remis en doute.
D?autres formes de sélection ont donc dû être ajoutées. Outre les exigences précitées, priorité sera donnée aux écoliers ayant obtenu les meilleurs résultats en anglais et mathématiques.
De plus, pour mieux répartir l?allocation des sièges selon l?aggregate, chacune des quatre zones ? le pays est divisé en quatre grandes zones éducatives ? sera subdivisée en six régions. «Le but est d?admettre un nombre équivalent d?enfants pour chacune de ces régions. Ainsi, chaque partie du catchment area du collège sera bien représentée», explique un des membres de la Task Force.
LIBERTÉ D?ACTION
Le travail sera probablement effectué par le BEC. Les membres de la Task force ont souhaité que les collèges aient une certaine liberté d?action. Chaque établissement secondaire aura un panel composé de personnalités dans et autour du collège. Ces derniers examineront les questionnaires sur la situation sociale, le type de travail et autres données plus ou moins personnelles des parents. Ceci sera une étape importante du processus, affirment des sources du milieu catholique.
Ce même panel décidera si les candidats restants seront admis soit par tirage au sort, soit par un test d?aptitude suivi d?une entrevue entre l?écolier et le panel. La Task force n?ayant pu trancher entre le tirage au sort, la première des options proposée par le BEC, et le panel, préféré par les enseignants et de nombreux parents, préfère donc garder les deux options en laissant le choix aux collèges. La question de responsabilité légale en cas de contestation en cour a été soulevée par certains membres de la Task Force. Avant de rendre public ces procédures d?admission, le BEC rencontrera le ministre de l?Education, Steven Obeegadoo. Ce dernier se limitera probablement à vérifier la conformité de ces procédures avec la Constitution du pays.
Ces nouvelles procédures émanent du jugement émis le 17 décembre par le Privy Council britannique dans le procès Suttyhudeo Tengur contre l?Eglise. Dans leur jugement écrit, rendu le 03 février dernier, les Law Lords anglais estimaient que le critère religieux pratiqué par l?Eglise pour l?admission dans ses collèges est anticonstitutionnel. Depuis, a commencé la quête de la solution idéale.
Après plusieurs mois de réflexion à haut niveau, l?option tirage au sort pour attribuer les places réservées a été envisagée. Celle-ci devait cependant se révéler peu populaire. L?Eglise a alors décidé d?impliquer toutes les composantes du milieu catholique (enseignants, recteurs, parents d?élèves, ONG) dans le processus. Ceux-ci ont remis leurs conclusions le 30 juin à la Task Force sur l?éducation du BEC, après 30 jours de réflexion. La Task Force a ensuite travaillé le nouveau mode d?admission en tenant compte de l?avis du public. ■
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