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Piraterie: Les autorités mauriciennes mettent en place un système de première alerte
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Piraterie: Les autorités mauriciennes mettent en place un système de première alerte
Le ministre des Affaires étrangères l’a dit lui-même : une vigilance accrue est nécessaire pour contrer la piraterie.
On ignore jusqu’à quand l’île Maurice sera épargnée. Ainsi, ce 19 mai, l’Etat mauricien annonce l’instauration d’un «early warning system», constitué de plusieurs actions vigoureuses et soutenues.
«Jusqu’à présent Maurice a été préservée des attaques des pirates. Mais cela ne signifie pas que nous sommes immunisés. Il nous faut être pragmatiques et pratiques dans notre approche pour contrecarrer la piraterie. C’est un problème de grande magnitude», déclare Arvin Boolell, ministre des Affaires étrangères.
Suite à la réunion, en ce 19 mai, avec tous les «stakeholders», notamment, le Commissaire de Police, des représentants du National Coast Guard et de l’aviation civile, la mise en place d’un système de première alerte a été conclue.
Dans ce système se trouve un arsenal de mesures. Premièrement, celles qui seront adoptées dans un futur proche.
Vers la fin du mois de mai, les autorités réceptionneront un «advanced light helicopter». Lequel hélicoptère pourra mieux aider à la surveillance de l’espace aérien, allant de Rodrigues à Agalega. Actuellement, des patrouilles exercent déjà un contrôle aérien quotidien.
La «Merchant Shipping Act 2007» est une loi qui traite de la piraterie commise en haute mer. Elle sera promulguée bientôt. Vers juin, selon des sources officielles. Cette loi stipule que la peine qui attend le pirate est un emprisonnement d’un maximum de 60 ans.
Le gouvernement mauricien signera aussi, dans les prochains jours, un «Memorandum of Understanding», préparé par l’International Maritime Organisation. Il concerne la répression de la piraterie et de vol à main armée contre les vaisseaux naviguant dans la partie ouest de l’océan Indien.
Actuellement, aucun bateau de marchandise ne peut traverser les eaux mauriciennes en transportant à leur bord des armes. Arvin Boolell, laisse entendre que la loi pourrait être amendée par la suite afin de permettre la présence de militaires armés à leur bord.
Enfin, les mesures qui ont été adoptées récemment.
Depuis peu, un commando d’élite du National Coast Guard (NCG) a été formé pour la surveillance des eaux mauriciennes. Il est capable, à la fois, d’entreprendre des opérations anti-piraterie et de secours en mer ou près des côtes, ainsi que contrer toutes autres menaces à la sécurité maritime du pays.
Aussi, une petite équipe de la Special Mobile Force (SMF) a été dépêchée à Agalega, depuis le 14 avril 2009. Le National Coast Guard y est aussi présente. 
De surcroît, la position de tous les bateaux de pêche mauriciens peut être dorénavant retracée, chaque deux heures, via un «Vessel monitoring System», basé à l’Albion Fisheries Research Centre. D’ailleurs, les conditions requises des opérateurs de ces bateaux sont d’être équipées à bord d’un téléphone satellite et d’une radio, pour communiquer.
Pour rappel, c’est suite à la multiplication d’attaques de pirates, auparavant restreintes qu’au Golfe d’Aden et aux côtes somaliennes, mais maintenant, incluant également les parages des Seychelles, que l’urgence de se défendre des pirates a été accentuée. La piraterie représente une menace aux activités commerciales et touristiques de l’île Maurice.
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