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Phobie scolaire : des troubles qui devraient interpeller?
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Phobie scolaire : des troubles qui devraient interpeller?
Malgré les consultations fréquentes chez le pédiatre, la phobie scolaire chez l?enfant, reste trop souvent inexplorée. Les parents, d?une part, ne sont pas suffisamment interpellés et, quand ils le sont, la prise en charge psychologique est insuffisante, fait remarquer le pédiatre de l?hôpital de Flacq, Mansoor Takun.
Pour le pédiatre, «ce sont des troubles qui affectent les enfants. C?est une réalité mais comme les parents ne mettent pas le doigt sur la plaie, la situation se dégénère en des comportements difficiles. Cela commence par des angoisses, des pseudo douleurs, qui perturbent l?enfant».
La phobie scolaire se définit comme le refus ou la résistance d?intégrer le milieu scolaire pour des raisons irrationnelles. L?enfant qui nourrit cette peur peut avoir des réactions très vives et même montrer des signes de panique quand il est forcé d?aller à l?école.
Les caractéristiques de ces angoisses sont souvent des douleurs au ventre, maux de têtes, nausées, provoqués par l?angoisse. Dans certains cas, ces douleurs sont fictives. D?où le fait que, lors d?examens prolongés, souvent les médecins ne découvrent aucune pathologie.
Mansoor Takun précise que souvent d?autres troubles sont associés aux anxiétés de l?enfant. «Un enfant qui dit qu?il a des troubles alors qu?il n?en a pas met au jour un mal-être, une peur. Il ne mangera, sera agressif, ou encore boudeur. Ces signes ne devront pas être pris à la légère. Ce sont des SOS qu?il lance et il faut un encadrement de l?enfant par le biais de médecins et psychologues. Il est impératif de remonter à la source de ces angoisses pour aider l?enfant à intégrer son milieu scolaire.» Loin d?être une fatalité, les parents ne doivent pas baisser les bras : La situation est toujours réversible.
Ces peurs de l ?école interviennent davantage à deux périodes précises : l?une au début des études primaires vers 5 ans ou encore à la préadolescence au début des études secondaires. Les médecins ont noté ces troubles davantage durant la préadolescence vers les 11 à 12 ans que chez les petits. La survenue tardive de ces peurs est un facteur aggravant, insiste le médecin.
Cette insécurité chez l?enfant apparaît lors des changements d?institutions scolaires. Elle est plus présente chez les enfants ayant des problèmes familiaux ou encore si l?enfant présente de l?anxiété quand il quitte sa mère dans des cas de figure où la mère est hyperprotectrice. Ou encore chez des enfants dont les mères sont anxieuses ou dépressives.
«Les troubles d?apprentissage au début du primaire, des échecs continus au tout début de la période aboutissent souvent à ce qu?on appelle aujourd?hui le refus scolaire», précise le médecin. Il suffit d?en prendre conscience.
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