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Ph. Forget : ?Démourber la politique?
Philippe Forget, rédacteur en chef de l?express, répond aux détracteurs travaillistes de la presse mauricienne. Il refuse de faire l?injure au Cernéen de répondre à sa place mais tient à donner son avis sur la question des journaux qualifiés d?esclavagistes ou non-esclavagistes : ?Il y a une profonde lâcheté? en des temps où l?humanisme? conditionne et gouverne nos m?urs? nos coutumes, de la naissance à la tombe, d?attaquer, au nom de leurs ancêtres, les descendants de ceux qui n?ont fait que vivre à leur époque, avec ses erreurs imbriquées dans leurs m?urs, leurs lois, leurs coutumes. Notre répréhension doit justement s?exercer contre un système qui nous soulève aujourd?hui le c?ur mais que nous aurions partagé et pratiqué avec bonne conscience il y a deux siècles. La mythologie politique contemporaine voudrait nous faire avaler que l?esclavage fut une ignoble exploitation blanc/noir. C?est faux. Le monde arabe y a joué un rôle prépondérant? C?est une vérité historique qui? s?estompe dans une odeur de pétrole. L?humanité? a bien pire que l?esclavage à expier, si on veut tout bêtement juger son passé selon les critères d?aujourd?hui : avant d?exploiter son semblable, on en a, paraît-il mangé?.
A propos de pétrole, on est sans nouvelles de deux pétroliers, le Clidias et le Michael Carras, qui devaient être remorqués jusqu?au port de Taitheng, Taiwan, par le remorqueur Sumi Maru. Les deux pétroliers sont à la dérive depuis une semaine à 80 milles au large de Maurice. L?opération remorquage est perturbée par le passage du cyclone Hyacinthe. Les amarres retenant les deux pétroliers à leur remorqueur se brisent et les efforts de l?équipage de ce dernier pour réparer les dégâts demeurent vains. Le remorqueur a depuis regagné Port-Louis. Il place commandes pour d?autres amarres suffisamment longues et solides. Il se peut même qu?il fasse appel à un autre remorqueur pour lui venir en aide. Des avions d?Air Mauritius, faisant la navette entre Maurice et Rodrigues, ont repéré les deux pétroliers à plusieurs reprises. Leur dérive ne constitue pas un obstacle majeur pour les autres navires car ils se situent loin des routes maritimes les plus fréquentées.
La tombe d?un inspecteur des écoles est décrétée monument historique. Il s?agit de celle de John Comber-Browne. Elle se trouve au cimetière paroissial anglican Saint-Thomas à Beau-Bassin. La proposition de la décréter monument historique est faite par l?éminent historien Gaëtan Raynal. Comber-Browne entre dans la fonction publique mauricienne le 25 octobre 1860. Il est nommé inspecteur des écoles, puis des écoles réformatrices, secrétaire au conseil des écoles et du conseil de l?instruction publique, surintendant et ?Organising Master ? des écoles. Sa contribution à l?éducation à Maurice est particulièrement importante. Une souscription publique finance, après son décès, l?érection de sa tombe, devenue, grâce à Gaëtan Raynal, un monument historique.
Un nouveau sport nautique fait son apparition à Maurice, dans le sillage des nombreuses inondations léguées à la population par Hyacinthe. Il s?agit de la planche à voile parmi les champs de canne à sucre, toujours inondés depuis le passage de ce cyclone. L?express relève la présence de cette nouvelle espèce de véliplanchistes plus particulièrement dans l?arrière-pays copieusement inondé à Grand-Baie, Péreybère, Cap-Malheureux, ainsi qu?à Mon Désert-Mon Trésor. Il n?est pas question pour l?instant de plongée sous-marine ni de ski nautique. Mais sait-on jamais ?
La situation est, comme toujours, plus grave à la Réunion où certains tronçons du réseau routier se prêtent désormais au parapente ou au deltaplane. La presse mauricienne reproduit des clichés du Quotidien de la Réunion montrant la route de Cilaos brutalement interrompue à angle droit en raison d?un glissement de terrain et menant droit, de ce fait, à un précipice des plus abruptes.
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