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Petite piqûre contre grosse grippe
File d?attente. Des petits vieux qui s?impatientent. D?avoir dû se déplacer du centre communautaire de Camp-Yoloff à Astor Court pour être vaccinés contre la grippe. Et de s?entendre dire, une fois arrivés dans le centre-ville, qu?il n?y a plus de vaccin.
Mécontentement. Grincements de dents. Face à cette situation qui a prévalu mardi, le ministère de la Sécurité sociale a pris son parti. «C?est vrai, nous avons eu un manque de vaccin», reconnaît le Dr Veenoo Basant Rai, Medical Director au dit ministère. «Ces vaccins doivent être conservés au froid, à 8°C. Il faut les transporter dans des boîtes réfrigérées.» Chose qu?il faut préparer d?avance.
Se basant sur les chiffres de l?an dernier, c?est-à-dire, un millier de vaccins pour les trois centres de vaccination de Port-Louis ? Camp Yoloff, Astor Court et Cité Vallijee ? c?est ce que le ministère de la Sécurité sociale avait prévu mardi, dans le cadre de la campagne de vaccination des personnes âgées de 65 ans et plus. Sauf que le nombre de personnes à se présenter, munies de leur carte d?identité, s?est révélé supérieur à ce qui était prévu.
Résultat : plusieurs personnes sont rentrées chez elles sans être prémunies contre la grippe, en ce début de saison hivernale. Et si l?année dernière, 50 000 personnes ont été vaccinées, le Dr Veenoo Basant Rai assure que des dispositions ont été prises «pour bousculer le programme afin de répondre à la demande».
«A Maurice, il y a deux pics de grippe : en décembre janvier, ainsi qu?en juillet- août.»
Et d?expliquer que cette demande en vaccins a, de toute façon, pris l?ascenseur sur le plan mondial. Ce qui a causé un manque de vaccins à l?échelle internationale. «Nous avons déjà environ 40 000 vaccins, nous attendons d?en recevoir 10 000 autres», assure notre interlocutrice.
En ce qui concerne la prévalence de cette maladie, le Dr Basant Rai explique que les personnes âgées et les très jeunes enfants sont les plus vulnérables. Ce qui est généralement considéré comme une maladie courante peut alors se révéler plus sérieux que prévu? voire fatal, dans les cas extrêmes.
Une grippe peut occasionner des complications et se transformer en bronchite chronique plus sévère, puis en pneumonie. Jusqu?à nécessiter une hospitalisation. «Voilà pourquoi il est recommandé aux personnes âgées de se faire vacciner.»
Ce petit geste exécuté en un rien de temps protège alors contre cette maladie qui se transmet au contact direct d?une personne infectée ou au contact indirect avec des sécrétions humaines infectées ? par exemple quand une personne tousse. Les sujets infectés peuvent transmettre le virus pendant une période de six jours ou plus.
Une fois infecté, vous souffrirez de douleurs musculaires ? au dos notamment ?, de fatigue, de maux de tête, de faiblesse généralisée, de maux de gorge et de toux.
Le Dr Seewoogoolam, responsable du Balgobin Ashram à Phoenix, institution pour personnes âgées, explique que ce vaccin, «spécialement conçu pour l?hémisphère sud, est recommandé pour les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, de diabète, de problèmes respiratoires ou de complications rénales».
Une précaution qui peut se prendre «n?importe quand dans l?année», explique la doctoresse. Avant de poursuivre : «A Maurice, il y a deux pics de grippe : en décembre-janvier, ainsi qu?en juillet-août». Après la vaccination, la formule mettra deux semaines avant de protéger efficacement le sujet. Et il sera immunisé pour une période d?un an.
Si l?Etat propose le vaccin gratuitement aux personnes de 65 ans et plus, il est possible pour les autres citoyens de se faire vacciner dans le privé. Le vaccin est disponible en pharmacie entre Rs 248 et Rs 255.
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