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Peterhansel-Mitsubishi un duo d?enfer
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Peterhansel-Mitsubishi un duo d?enfer
L?étape de jeudi entre Bamako et Kayes (ouest) a été décisive. Peterhansel a pu contrôler ses adversaires en doublant au km 100 (sur 370) le Sud-Africain Giniel De Villiers (Nissan), qui ouvrait la piste sur un terrain poussiéreux peu propice aux dépassements. Sauf accident, le pilote français devrait remporter son deuxième succès d?affilée dans le rallye-raid. Un succès qui sera synonyme d?une hégémonie de l?écurie Mitsubishi, invaincue dans l?épreuve depuis 2000 et qui savourera également son dixième titre au total. Un record.
Mitsubishi avait mis le paquet bien avant le début de la compétition en y engageant quatre Mitsubishi Pajero-Evolution et un Mitsubishi L200 Pick-Up. Associé à son co-pilote habituel, Jean-Paul Cottret, Stéphane Peterhansel a été intraitable depuis le début de la compétition à Barcelone le 1er janvier. Il comptait alors 48 victoires d?étapes dans le Dakar, auto et moto confondus.
Stéphane Peterhansel a remporté six titres dans le Dakar lors de son illustre carrière de pilote moto, et il est devenu le deuxième concurrent dans les 27 ans d'histoire de la course à gagner sur deux et quatre roues en janvier 2004.
« Nous avons effectué beaucoup de tests avec le Pajero-Evolution depuis le dernier Dakar. J'ai gagné les rallyes de Tunisie et du Maroc sur la version MPR10 et nous avons été ravis des performances du nouveau MPR11 lors du récent Rallye UAE Desert Challenge. La voiture révisée est plus stable dans les dunes et sur terrain rapide, elle a plus de couple que le MPR10 et devrait être plus compétitive lors du prochain Dakar », avait indiqué Peterhansel avant le début du Dakar cette année.
Il avait tout juste huit ans quand son père lui a acheté sa première moto. Stéphane Peterhansel a commencé par suivre son papa qui participait à de petits rallyes auto puis à des courses de trial.
« C'était vraiment un loisir, je m'amusais dans les champs. En fait, tout jeune, je roulais très peu : deux fois dans le mois, pas plus ». Le garçon, né à Vesoul, où il vit toujours, est fils unique. Son père est plombier et sa mère secrétaire dans un garage.
<B>Il falsifiait les permis</B>
Il se tourne vers la moto à 15 ans. Son père le soutient et lui en achète une. Il commence à participer à des compétitions régionales et s'aperçoit vite qu'il a des facilités et peut-être même un don. Stéphane remporte quelques courses contre des adversaires plus expérimentés. « J'étais souvent disqualifié car je n'avais pas l'âge requis. Alors, avec mon père, on falsifiait les permis de conduire. Je prenais le départ des courses en m'engageant sous son nom. Un jour, ça s'est remarqué et j'ai été disqualifié. Peu importait, on voulait juste savoir quel niveau je pouvais atteindre », confie le Français.
A dix-sept ans, Stéphane décide d'arrêter l'école. Il veut devenir pilote professionnel. Son père lui fait confiance et lui laisse une année pour réussir. « Si ça n'avait pas fonctionné, j'aurais rejoint directement l'entreprise familiale de plomberie, j'étais prévenu. Le challenge était lancé », raconte-t-il. Dès lors, Stéphane se prend en main.
A sa majorité, date butoir pour participer légalement aux compétitions (il a le permis), Stéphane met le pied à l'étrier. Toujours avec le soutien financier de son père. Il remporte dès cette première année le championnat de France d'enduro et décroche du même coup son premier contrat professionnel. Le pari est gagné. Le patron d'Husquavarna, petite marque finlandaise, le remarque et lui offre un contrat de salarié. Stéphane devient donc indépendant à dix-huit ans et vole de ses propres ailes. Trois ans plus tard, il prend le départ de son premier Paris-Dakar avec Yamaha.
En 1991, « Peter » réalise son rêve. « Je me sentais capable de gagner cette course. J'étais un peu frustré par les éditions précédentes ». Cette fois, il ne commet aucune erreur et remporte à vingt-cinq ans son premier Paris-Dakar. Il met fin du même coup aux presque dix ans de règne de Honda sur le rallye. « Je ne touchais
plus terre, ça m'a fait complètement déconnecter ». Stéphane Peterhansel goûte alors doucement aux joies de la célébrité. « On me reconnaissait dans la rue, j'étais invité partout. C'est pas facile de refuser mais je suis quand même resté très en retrait de toutes les mondanités. Je ne me suis pas tellement impliqué dans la vie médiatique. Je préférais revenir me ressourcer à la campagne. »
Trois autres victoires suivront en 1992, 93 et 95. En 1998, il participe à sa dernière course en moto. L?année suivante, Stéphane Peterhansel débute son aventure en auto chez Nissan. Il impressionne les spécialistes qui le surnomment « Roi du désert ». Cette année, Peter semble inaccessible.
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