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Pessimisme
Ce n?est pas tous les jours que l?on est sélectionné d?office à un concours. Les dix candidats du deuxième fonds d?aide à la production audiovisuelle de la MFDC ont eu cette chance. La MFDC s?est transformée en Mère Noël en leur offrant sur un plateau, l?argent du contribuable. A l?exception de Patrice Canabady déjà connu dans le secteur et la bonne volonté de certains, on ne peut s?empêcher d?être horrifiée des réponses de certains candidats.
Que la MFDC ait choisi de tenir chaque année un fonds d?aide, on l?en félicite. On lui a souvent reproché de ne pas aider les aspirants cinéastes. Le fonds d?aide à la production audiovisuelle et le fonds de soutien à la production ont été favorablement accueillis. C?est une bouffée d?air frais pour des aspirants réalisateurs et des réalisateurs dont la créativité est enfermée dans un étau financier inviolable. Mais quand on se retrouve avec des propositions et des candidats pareils, il faut savoir dire non. Postulants : dix. Retenus : dix. Vu certaines candidatures, il aurait mieux valu annuler le fonds d?aide de cette année ou demander à nouveau des actes de candidature. C?est peut-être la preuve que ce genre de projet ne peut se faire tous les ans. Soyons objectif. Des dix candidats, on peut compter sur un doigt ou deux, ceux qui veulent vraiment s?investir dans un hypothétique monde cinématographique à Maurice. La plupart d?entre eux sont là pour se faire plaisir. Pour réaliser un rêve de tourner une fois dans leur vie.
La MFDC se trouve sous l?égide du ministère de l?Industrie et du commerce. Elle est là pour que le pays puisse espérer un jour récupérer l?argent qu?il aura investi dans ce secteur. Réaliser des rêves ne fait pas partie des attributions de la MFDC. Il faudrait peut-être songer à mettre cet argent dans un fonds qui servirait à donner des emprunts à des réalisateurs ou d?aspirants réalisateurs de meilleur calibre. S?il n?y a que deux projets viables, qu?on les choisisse et que l?on mette les autres de côté. Cette sélection est peut-être ce qu?il fallait pour que ceux qui croient dur comme fer à un cinéma mauricien y réfléchissent à deux fois.
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