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Perfectionnement suisse pour les chirurgiens cardiaques

23 décembre 2003, 20:00

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UNE collaboration Genève-Maurice pour la formation de nos chirurgiens cardiaques. C?est ce qu?a expliqué Ashock Jugnauth, ministre de la Santé hier lors d?une visite du centre cardiaque de Pamplemousses. Etaient présents Pierre-François Unger, conseiller d?Etat du département de la Santé de Genève ainsi que Philippe Morel, chef du département de chirurgie des hôpitaux universitaires de Genève, dans le cadre d?un échange et d?expertise entre les deux pays.

?Nous avons profité de la visite de Pierre-François Unger pour définir une collaboration plus poussée dans plusieurs domaines dont la transplantation rénale?, a expliqué Ashock Jugnauth. ?Notre objectif est d?établir une coopération Nord-Sud afin de venir en aide aux pays en phase de développement, dans le domaine de la chirurgie cardiaque.?

Pour Pierre-François Unger, l?objectif, à terme, est de faire de Maurice un pôle d?excellence dans le domaine de chirurgie cardiaque infantile dans l?océan Indien. ?Pour cela, le personnel sera formé dans les hôpitaux universitaires suisses.?

Le docteur Afkendyos Kalangos, responsable de la clinique de chirurgie cardiovasculaire en Suisse, et son équipe sont venus trois fois à Maurice pour opérer 33 enfants et un adulte souffrant de problèmes cardiaques. Il a même décidé de prendre en charge, chaque année, les traitements d?un enfant à Genève.

Succès médical

C?est Amira Boodhun, deux ans et souffrant d?un problème cardiaque congénital, qui est la première bénéficiaire de cet accord. Elle est partie d?urgence à Genève en novembre pour une intervention chirurgicale qui s?est révélée un succès. Les frais hospitaliers étaient assurés par l?association humanitaire C?ur.

La fillette, ainsi que d?autres enfants qui ont subi des opérations cardiaques, était présente hier lors de la visite du centre cardiaque. Si pour Philippe Morel, des enfants à besoins spéciaux ne peuvent pour l?instant être totalement pris en charge par le personnel mauricien, ?notre but final est de rendre les institutions médicales mauriciennes complètement autonomes?.

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