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Paul Bérenger : « Pravind utilise un langage mesquin »

9 avril 2006, 00:00

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Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) applaudit le chef du gouvernement et trouve le langage de son homologue du Mouvement socialiste militant (MSM) mesquin. Un spectacle auquel on a rarement l?occasion d?assister. Et pourtant cela a été le cas hier.

Paul Bérenger, qui animait un point de presse après une réunion du bureau politique mauve, se félicite du dégel qui semble poindre entre l?hôtel du gouvernement et la State House. Il en appelle à Navin Ramgoolam pour une reprise des consultations hebdomadaires entre le Premier ministre et le président de la République.

Le porte-parole du MMM a évoqué « la séance sourire » qui s?est déroulée mercredi après-midi au Clos St-Louis, au Domaine Les Pailles, entre le chef du gouvernement et le président, à l?occasion de la remise des trophées du Mon Trésor Award. Il souhaite que les choses continuent à évoluer dans la même direction et que ces deux principaux personnages se décident au plus vite « à reprendre la vieille tradition qui existait ici, qui se pratique en Inde et en Grande-Bretagne, et qui veut que le chef du gouvernement et celui de l?État se rencontrent chaque semaine pour discuter des affaires du pays ».

Comme pour démontrer qu?il n?a pas le moindrement changé, il enfourche aussitôt son manteau de donneur de leçons.

Après avoir présenté sa démission, mardi, comme leader de l?opposition, pour être remplacé le même jour par Nando Bodha, il se croit autorisé à critiquer son successeur. Il lui reproche de n?avoir pas jugé utile d?intervenir mardi matin sur le texte de loi concernant le prélèvement d?organe et d?avoir laissé à Sunil Dowarkassing le soin de s?exprimer. Il qualifie ce silence de « mauvais départ ».

Il pense que Nando Bodha ou l?un des trois autres membres du Front Bench, tous anciens ministres, auraient dû prendre la parole sur ce texte de loi.

Une fois n?est cependant pas coutume. Pour étrange que cela puisse paraître, Paul Bérenger se veut pacificateur et appelle un autre dirigeant politique à de la modération dans son langage.

Il a en effet invité Pravind Jugnauth, leader du MSM, à modérer ses propos. Il trouve que ce dernier utilise des termes « déplorables et mesquins » par rapport à la dissension au sein du MSM et qui a débouché sur la démission d?Ashock Jugnauth.

Bien vite, il retrouve ses réflexes. Très remonté vis-à-vis du PMSD, il qualifie Maurice Allet et Eric Guimbeau de « transfuges » et les invite à démissionner du Parlement.

Pourtant, lors de sa rencontre avec la presse le samedi 1er avril, Paul Bérenger pensait encore que ces deux députés, qui n?avaient pas encore rallié la majorité gouvernementale, allaient le soutenir pour qu?il conserve son fauteuil de leader de l?opposition.

Somme toute du Bérenger tout craché.

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