Publicité

Pascal Lamy présente ses propositions à l'OMC

29 novembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

A quinze jours d’une conférence ministérielle qui aura lieu du 13 au 18 décembre à Hongkong, les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) vont multiplier, cette semaine, les réunions pour sortir de l’impasse le cycle de Doha de libéralisation des échanges. Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, a présenté, samedi 26 novembre, un projet de déclaration qui dresse sans complaisance l’état des lieux des pourparlers. Faute d’avancées suffisantes ces dernières semaines, Pascal Lamy s’est résolu à réduire les ambitions de la réunion de Hongkong mais il espère un rebond afin de boucler le cycle à temps en 2006.

“Il faut que les ministres soient capables de faire une vraie négociation à Hongkong pour tenir les délais ensuite”, estime-t-on auprès de l’OMC. Pascal Lamy déclare vouloir “mener des consultations intensives pour voir si nous pouvons améliorer ce premier projet”. Les 148 membres de l’OMC devaient se retrouver dès lundi à Genève pour faire le point.

Très technique, la déclaration est présentée comme un minimum sur lequel il va falloir tenter de bâtir des engagements concrets d'ici à Hongkong. Les chapitres concernant l’agriculture et les produits industriels sont les plus succincts.

Dans les deux semaines à venir, les négociateurs devraient se concentrer sur ces deux domaines où la problématique est proche, puisqu’elle tourne autour de la baisse des droits de douane. Le Brésil, l’Inde et l’Argentine sont très prudents en matière industrielle, tandis que, en matière agricole, l’Union européenne, les Etats-Unis et les pays importateurs du G10, comme le Japon, la Corée du Sud ou la Norvège, traînent les pieds. “Les Européens vont devoir avoir un niveau d’ambitions au-delà de ce qu’ils ont mis sur la table s’ils veulent que le Brésil et l’Inde les suivent sur le terrain industriel”, juge une source de l’OMC.

Les pourparlers vont par ailleurs se focaliser sur les différents dispositifs imaginés pour soutenir les pays en développement. L’un d’eux, la généralisation de la suppression des droits de douane et des quotas sur les importations en provenance des pays les moins avancés, continue de poser problème.

Les Etats-Unis restent à convaincre de l’opportunité d’un tel système, proche de celui que les Européens ont déjà mis en oeuvre (avec le programme, Tout sauf les armes). A défaut d’un accord global, les membres de l’OMC espèrent finaliser un paquet d’aide au développement conforme aux objectifs du cycle de Doha.

<B>Philippe RICARD

© Le Monde 2005.

Distribué par The New York Times Syndicate</B>

Publicité