Publicité
Pas d''accord à l''Onu pour condamner la répression en Syrie
Par
Partager cet article
Pas d''accord à l''Onu pour condamner la répression en Syrie
L''''initiative européenne en faveur d''une condamnation de la répression des manifestations antigouvernementales en Syrie a échoué mercredi au Conseil de sécurité de l''Onu en raison de l''hostilité de la Russie, de la Chine et du Liban.
Après la résolution autorisant le recours à la force en Libye pour « protéger les civils », la Chine et la Russie se sont opposées à ce que le Conseil de sécurité se saisisse d''un autre conflit interne qui relève, selon elles, des affaires intérieures du pays. Le Liban, seul état arabe membre du Conseil de sécurité qui entretien de longue date des relations compliquées avec Damas, s''est également montré hostile à l''adoption d''une déclaration. Un projet similaire au sujet du Yémen avait déjà échoué la semaine dernière.
Le Liban déstabilisé ?
Les troubles qui secouent actuellement la Syrie pourraient attiser des tensions religieuses susceptibles de franchir la frontière et de déstabiliser le Liban voisin où Damas compte autant d''ennemis que d''alliés. La situation est d''ores et déjà tendue au Liban où le mouvement chiite du Hezbollah, soutenu par l''Iran et la Syrie, est en conflit ouvert avec le Premier ministre Saad Hariri, soutenu par l''Occident et l''Arabie saoudite.
"Il y a déjà de nombreuses tensions au Liban et les troubles en Syrie vont compliquer les relations au Liban, notamment entre le Courant du Futur (sunnite) dirigé par Hariri et le Hezbollah (chiite)", note un professeur de sciences politiques d''une université libanaise.
"Le Liban est stable lorsque la Syrie est stable. Il n''y a pas de sécurité au Liban sans sécurité en Syrie", a déclaré le député du Hezbollah, Nawaf al Mussawi lors d''une conférence de presse. Le président de la chambre des députés et chef du mouvement Amal (chiite), Nabih Berri, proche de la Syrie, a indiqué mardi que le Liban devait "se soucier de la sécurité en Syrie et de la stabilité davantage encore que les Syriens eux mêmes". "Nous mettons en garde contre toute tentative d''exporter des conflits et le chaos en Syrie parce que cela déclencherait un incendie dans le Proche Orient qui ne pourrait pas être maîtrisé", a-t-il ajouté.
Mosaïque de 18 communautés religieuses, le Liban, s''est progressivement transformé en champ de bataille pour les conflits des pays de la région. La Syrie, qui a mis fin en 2005 à 29 années de présence militaire au Liban, conserve toujours une grande influence sur son voisin. Le Liban a connu quinze ans de guerre civile (1975-1990).
(Photo : Une manifestation au Liban)
(Source : Reuters)
Publicité
Publicité
Les plus récents